MURIRS inaugure sa 16e murale

Le président de MURIRS, Serge Malenfant (deuxième à... (Spectre Média, Frédéric Côté)

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Le président de MURIRS, Serge Malenfant (deuxième à partir de la droite), pose avec quatre des personnalités qui apparaissent sur la 16e murale qui relate l'histoire du cinéma à Sherbrooke et qui a été inaugurée mardi. Il s'agit du comédien Guy Jodoin,  de l'ex-propriétaire de la Maison du cinéma Jacques Foisy, de l'auteur Serge Malouin et du réalisateur Anh Minh Truong. -

Spectre Média, Frédéric Côté

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(Sherbrooke) L'histoire du cinéma sherbrookois s'anime sur la 16e murale de MURIRS, inaugurée mardi au coin des rues King Ouest et Camirand. Rappelant le cinéma de Paris, qui avait pignon sur rue à cette adresse, il met entre autres en vedette les comédiens Guy Jodoin, Maxim Gaudette, Bernard Fortin et France Castel.

« Cette 16e murale fait resurgir un aspect de l'histoire de Sherbrooke, celle de son cinéma. L'emplacement n'est pas anodin. C'est ici que se dressait le Cinéma de Paris. Je me souviens d'y avoir vu un film avec ma première blonde », a lancé le maire suppléant Robert Pouliot.

La technique utilisée, l'anamorphose, donne un meilleur point de vue à partir de la rue King Ouest. De là, l'enseigne du cinéma donne l'impression d'avoir été installée à 90 degrés.

De la fierté

Parmi les personnages illustrés en trompe-l'oeil se trouve Rodolphe Vallée. Il a dirigé quatre théâtres sherbrookois et assumait la direction de l'orchestre lors des représentations de films muets. Se petite-fille Charlotte Vallée était présente. « Ça me rappelle des souvenirs. Mon père m'assoyait dans l'allée du cinéma et je regardais des films westerns. Il était là pour la transition du cinéma muet au cinéma parlant. Je suis tellement fière. »

Guy Jodoin s'apercevait sur le mur pour la première fois en présence de son père. « C'est un peu irréel. Il y a tellement de souvenirs avec le Coq rôti, l'école Sacré-Coeur. J'allais voir des films au Cinéma de Paris. Je me sens vraiment chez moi. C'est hyperflatteur. Ça me dit que le temps passe trop vite, mais qu'en même temps, je n'ai pas perdu mon temps. C'est comme un morceau d'honneur. »

Il avoue avoir eu une crainte avant de voir le résultat final. « Je me demandais si je me ressemblerais. J'étais très loin quand je me suis vu et j'ai senti que l'essence était là. »

Anh Minh Truong, jeune réalisateur sherbrookois, estime qu'il n'en est encore qu'au milieu de sa carrière et se dit surpris d'avoir été choisi pour apparaître sur la murale. « C'est un grand honneur, mais je le prends aussi comme une pression positive, parce que je considère que mes projets de cinéma sont à venir. De me voir là, ça me dit : ne manque pas ton coup. Je pense que je suis là comme un symbole pour attiser la flamme des jeunes artistes. J'ai hâte de voir ce que mes enfants vont en penser. »

En plus des visages de Mack Sennett, qui a fait connaître Charlie Chaplin au monde entier, de Pauline Garon, qui a tourné une quarantaine de films, et d'Harry Saltzman, qui a acquis les droits d'adaptation d'un roman d'Ian Fleming, on trouve sur la murale des illustrations des différents cinémas de Sherbrooke et des affiches de films marquants, dont Les Raquetteurs, tourné à Sherbrooke.

« Les murales sont le produit touristique le plus en demande. Tellement que le tour théâtral Traces et souvenance affiche complet », a précisé le conseiller Rémi Demers, qui confirme qu'une demande budgétaire pour une 17e murale sera déposée à Destination Sherbrooke. Le plan initial du circuit des murales, pour être complet, comptait effectivement 17 murales. L'oeuvre inaugurée mercredi porte le nom « On se fait du cinéma ».




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