Encore leader en consommation d'eau potable

Sherbrooke demeure un chef de file en matière... (123 RF)

Agrandir

Sherbrooke demeure un chef de file en matière de consommation d'eau potable avec une moyenne de 395 litres par citoyen par jour pour l'année 2016.

123 RF

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Sherbrooke) Sherbrooke demeure un chef de file en matière de consommation d'eau potable avec une moyenne de 395 litres par citoyen par jour pour l'année 2016. L'objectif gouvernemental était de limiter la consommation d'eau potable sous 622 litres. La moyenne québécoise se situe à 573 litres.

Michel Cyr... (Archives, La Tribune) - image 1.0

Agrandir

Michel Cyr

Archives, La Tribune

Seulement trois villes présentent une consommation d'eau par personne par jour inférieure à celle de Sherbrooke et aucune autre ville n'a de pertes d'eau inférieures à celles de Sherbrooke.

Michel Cyr, chef de la division de la gestion des eaux et de la construction, présentait le sixième bilan de la Ville de Sherbrooke en la matière, lundi, au conseil municipal.

La consommation quotidienne d'eau à Sherbrooke s'élève à 57 000 mètres cubes, dont 70 % proviennent du secteur résidentiel. 4000 mètres cubes supplémentaires sont relevés en pertes, soit des fuites d'aqueduc ou des purges obligatoires pour assurer la qualité de l'eau.

La bonne performance sherbrookoise est attribuable à la participation des citoyens, aux actions municipales pour la recherche et la correction des fuites d'aqueduc et au bouclage des réseaux pour que l'eau circule et éviter des purges de réseau.

La Ville a effectivement choisi d'investir pour acquérir de l'équipement qui lui permet de détecter les fuites et de réduire ses pertes à 6,6 % du volume consommé. L'objectif gouvernemental est de limiter les fuites sous les 20 %.

« Toutes les villes d'Amérique du Nord ont un très grand nombre de fuites. Les statistiques de Sherbrooke sont parmi les meilleures. On se situe dans le peloton de tête en Amérique du Nord, et au Québec, nous sommes les meilleurs parmi les grandes villes. Il y a plus de 800 km de réseau, ce qui est un peu plus que la distance pour aller à Detroit, et dans chaque centimètre, il peut y avoir un bris. Nous en avons environ 100 chaque année, ce qui est très faible. Notre mandat est de les corriger à l'intérieur de quelques heures. Il y a une recherche préventive », explique M. Cyr.

« Le fait que nous soyons 15 à 20 % plus bas qu'ailleurs en matière de consommation, si on appliquait les taux d'ailleurs, nous aurions des coûts supplémentaires de production d'eau, d'agrandissement d'usine, de traitement des eaux, d'électricité. Nous estimons donc que nous économisons 1 M$ par année par rapport à notre consommation actuelle. »

De là une question posée par la conseillère Nicole Bergeron. « En raison de ce bon bulletin, devrions-nous continuer de surfer sur cette vague-là et investir davantage dans la qualité de l'eau de nos rivières? »

« Les investissements de recherche sont vraiment de petites sommes et ils sont vraiment notables pour donner des résultats qui nous génèrent un million en économies. Si on investit 30 000 ou 40 000 $ pour générer 1 M$ d'économie, personne ne peut souhaiter arrêter ça », précise Michel Cyr.

Caroline Gravel, directrice du Service des infrastructures urbaines, ajoute que les recherches effectuées cette année pour corriger des fuites dans les conduites sanitaires ont permis d'améliorer grandement la qualité de l'eau dans les rivières sherbrookoises.

Enfin, l'usine de filtration de Sherbrooke est conçue pour recevoir jusqu'à 100 000 mètres cubes d'eau chaque jour. « Nous sommes présentement à une moyenne de 60 000 mètres cubes, alors nous sommes capables d'en faire plus », ajoute Michel Cyr.




publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer