La salle intermédiaire coûte 8,3 M$

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La salle de diffusion intermédiaire sera construite à côté du Centre des arts de la scène Jean-Besré.

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(SHERBROOKE) La salle de diffusion intermédiaire qui sera construite à côté du Centre des arts de la scène Jean-Besré coûtera finalement 8,3 M$, une information qui laisse les conseillers Pierre Tardif et Hélène Dauphinais perplexes. Le projet déposé par la Ville faisait plutôt état de 8 M$. La directrice générale adjointe aux relations avec la communauté, Marie-France Delage, explique les nuances.

À l'ordre du jour du conseil municipal du 3 juillet, la Ville de Sherbrooke consolidait ses emprunts au budget d'immobilisation dans le dossier de la salle intermédiaire en regroupant des emprunts réalisés en 2013, en 2014 et en 2017, pour un total de 8,4 M$. Un citoyen, de même que le conseiller Pierre Tardif, ont demandé à comprendre pourquoi la Ville avait toujours parlé d'un projet de 8 M$.

« On ne saura jamais combien la salle intermédiaire coûtera aux citoyens. On nous disait 800 000 $ pour la construction. Même pas un mois plus tard, on apprend que des frais supplémentaires seront supportés par les Sherbrookois. Juste hier, il y en a eu pour 180 000 $. Donc, une hausse de 22 % de la contribution des citoyens. Et on approche du million de dollars. Qu'arrivera-t-il s'il y a un dépassement des coûts de construction? N'oublions pas que les estimations remontent à plusieurs années et que le prix de tout augmente chaque année », écrivait Hélène Dauphinais sur Facebook.

« Depuis 2011, il y a des cumuls de règlements d'emprunts. Le projet déposé auprès du ministère de la Culture est un projet de 8 M$ pour avoir accès à une subvention de 50 % », résume Marie-France Delage.

« Trois items ne sont pas dans le 8 M$, soit 80 000 $ pour la décontamination, qui est prévue également au budget. Il a 100 000 $ pour les services professionnels. Ils ne sont pas admissibles à un remboursement dans ce cas-ci, ce qui est plutôt rarissime. Nous avons l'habitude de les payer au budget de fonctionnement. Dans ce cas-ci nous les payerons au budget d'immobilisation. Et il y a 150 000 $ pour le matériel non intégré, qui sera remis dans le contrat avec Côté Scène. » Autrement dit, ces montants n'étant pas admissibles à une subvention n'ont pas été inclus dans le montage financier de 8 M$ présenté aux gouvernements.

Mme Delage précise que 72 000 $ ont été engagés pour des études avant même que le projet de salle intermédiaire ne prenne la forme que nous lui connaissons aujourd'hui. « Dans un projet de cette ampleur, il y a toujours d'autres dépenses. C'est sûr que les élus en ont été informés, mais il y a eu tellement de soubresauts qu'il n'est peut-être pas évident de suivre. Tous nos projets ont toujours des montants qui ne sont pas admissibles aux subventions et que nous n'ajoutons pas pour ne pas être pénalisés. Sur le plan des dépenses publiques, nous parlons toujours d'un projet de 8 M$. »

La contribution de la ville est de 800 000 $, en plus de 100 000 $ en salaires et de 80 000 $ pour la décontamination. Les autres montants viennent du gouvernement du Québec, de Patrimoine Canada et de Côté Scène. Les dépenses engagées sont toutefois de 8 349 160 $.

« Je reconnais le besoin, les efforts faits par les différents intervenants politiques et administratifs dans ce dossier. Je reste un peu inquiet sur la finale quand les plans et devis sortiront. J'enregistre ma dissidence », a commenté Jean-François Rouleau.

Hélène Dauphinais et David Price ont aussi signalé leur opposition à l'autorisation du financement.

Chantal L'Espérance s'inquiète de l'allure de la future salle. « J'apporterais une lumière rouge. Lorsque nous avons fait le concours d'architecture pour le Centre Jean-Besré, malheureusement, il y a eu des mauvais estimés, ce qui fait qu'on a dû réduire certaines choses et on va se le dire, ç'a quand même enlevé du cachet du bâtiment. Je souhaite d'avoir un beau projet pour rehausser le centre-ville. Peut-être devrions-nous donner une enveloppe un peu plus petite. S'il y a un dépassement, nous pourrons ainsi l'absorber. »




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