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La Mie de la couronne à la rescousse du couple français

Jean-Claude Reinbold , de La Mie de la... (Spectre média, René Marquis)

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Jean-Claude Reinbold , de La Mie de la Couronne, a engagé  la Française Christine Nicole Archambault pour son kiosque du Marché de la gare.

Spectre média, René Marquis

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(SHERBROOKE) La situation évolue rapidement pour le couple de Français qui a vécu des moments difficiles avec la fermeture du commerce Délices des Nations, il y a quelques jours au centre-ville de Sherbrooke.

Jean-Claude Reinbold, propriétaire de la boulangerie La Mie de la couronne, sur la rue Alexandre, a réagi promptement pour engager Christine Nicole Archambault, la conjointe de Nasser Koronfol, un boulanger de métier ayant perdu son boulot avec la faillite du Délices et Nations.

Mme Archambault a commencé à travailler au kiosque de La Mie de la couronne au Marché de la gare vendredi matin. «Elle est en formation et va vendre la production de notre Boulangerie au kiosque», explique M. Rienbold.

«Elle sera en poste les vendredis, samedis et dimanches. Nous avons un kiosque au Marché de la gare pour une troisième année.»

Rappelons que la faillite du commerce Délices des Nations a plongé en plein cauchemar le couple Koronfol-Archambault arrivée au Canada une vie meilleure. Ces parents de quatre enfants se retrouvaient devant rien avec la fermeture de l'épicerie fine de la rue Belvédère Nord qui a donné du travail à Nasser Koronfol seulement un mois.

À la mi-mai, M. Koronfol a reçu à l'aéroport de Montréal un permis de travail fermé l'empêchant de travailler ailleurs qu'au commerce Délices des Nations. Le personnel du bureau du député fédéral de Sherbrooke, Pierre-Luc Dusseault, a été mis sur le coup pour tenter de faire débloquer le dossier.

Boulanger recherché

Jean-Claude Reinbold se croit en bonne position pour engager aussi M. Koronfol. Il est en recherche active d'un boulanger depuis quelques années. «On se les arrache!», lance-t-il.

«Quand j'ai pris connaissance de l'histoire de ce couple, j'ai immédiatement contacté le bureau de M. Dusseault. J'ai besoin d'un boulanger.»

M. Rienbold dit satisfaire aux exigences pour engager un employé provenant de l'étranger. Il a entre autres effectué des affichages pour recruter un boulanger et aucune candidature ne satisfaisait à ses demandes.

«Ce n'est pas une question de formation. C'en est une de motivation. Les gens commencent, mais se découragent après quelques mois. Ils ne pensaient pas que c'est un métier aussi exigeant. Mais j'ai déjà engagé des gens qui voulaient changer de métier et qui ont adoré ce travail. Ils sont devenus très motivés.»

Concernant le permis de travail fermé, Jean-Claude Reinbold ajoute qu'il est normal qu'un employeur ayant fait de nombreuses démarches et payé des milliers de dollars pour faire venir au Canada un travailleur étranger prenne des mesures pour le retenir.

«Dans le cas de M. Koronfol, c'est exceptionnel parce que le commerce de l'employeur a fermé ses portes», souligne l'homme d'affaires.

«Il est normal de vouloir garder la personne engagée pour ne pas qu'elle quitte après un mois pour aller travailler ailleurs.»




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