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De l'espoir pour le boulanger du Délices et Nations

Venu de la région de Paris avec sa... (Spectre Média, Jessica Garneau)

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Venu de la région de Paris avec sa conjointe Christine Nicole Archambault et leurs quatre filles, Nasser Koronfol a travaillé juste un mois au Délices des nations avant la faillite du commerce de la rue Belvédère.

Spectre Média, Jessica Garneau

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(SHERBROOKE) Il y a de l'espoir pour la famille de Français qui se retrouve devant rien à la suite de la fermeture du commerce Délices des Nations, au centre-ville de Sherbrooke.

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Pierre-Luc Dusseault

Photo tirée de Facebook

Selon le député fédéral Pierre-Luc Dusseault, des employeurs potentiels se sont déjà manifestés à son bureau de circonscription de Sherbrooke pour offrir un boulot à Nasser Koronfol, un boulanger de métier.

«Nous sommes entrés en contact avec M. Koronfol, indique M. Dusseault à La Tribune. Nous regardons les options qui s'offrent pour tenter de régulariser sa situation avant que des problèmes financiers importants se présentent.»

«Des gens nous ont contactés pour lui offrir un emploi. Ils démontrent un intérêt à engager un boulanger comme M. Koronfol.»

Rappelons que la faillite du commerce Délices des Nations, au centre-ville de Sherbrooke, plonge en plein cauchemar une famille de Français dont le père est venu au Canada pour y travailler il y a quelques semaines. Nasser Koronfol, son épouse et ses quatre enfants se retrouvent devant rien avec la fermeture de l'épicerie fine située au 185 rue Belvédère Nord.

M. Koronfol déplore que son permis de travail fermé l'empêche de dénicher un emploi ailleurs qu'à cet endroit. Pierre-Luc Dusseault mentionne qu'il est possible de changer le permis de travail pour un autre qui sera aussi fermé ou peut-être ouvert.

«Il faut que l'employeur démontre une certaine pénurie de main-d'oeuvre dans son domaine de travail, explique-t-il. Il doit entreprendre les démarches en ce sens. Ce n'est pas rare de voir arriver des gens ici avec un permis de travail fermé. Ce qui est plus rare c'est de voir un employeur incapable d'honorer ses promesses de travail en raison d'une fermeture de son entreprise.»

Rappelons que Délices des Nations s'est placée sous la Loi sur la faillite et l'insolvabilité la semaine dernière. Les opérations du commerce ont été stoppées complètement.

«Nous sommes en démarche pour la soutenir dans sa recherche d'emploi.»


Le bâtiment semble avoir été abandonné. Une affiche sur la porte signale une réouverture possible en juillet, mais le Registre des dossiers de faillite et d'insolvabilité du gouvernement du Canada confirme la faillite. 

On fait aussi des démarches pour trouver du travail pour la conjointe de M. Koronfol, Christine Nicole Archambault, possède un permis de travail «ouvert», mais quand même restrictif. On lui interdit d'occuper un emploi relié aux soins des enfants, à l'enseignement au primaire ou au secondaire, au domaine de la santé.

«Nous sommes en démarche pour la soutenir dans sa recherche d'emploi», note la directrice générale du Service d'aide aux Néo-Canadiens, Mercedes Orellana. «Sa situation nous permettrait de lui trouver un emploi plus rapidement en attendant que son conjoint déniche un travail.»

«Ce n'est quand même pas simple, car l'employeur doit démontrer qu'il n'a pas pu pourvoir le poste avec de la main-d'oeuvre locale. Il doit par exemple présenter en preuve les affichages, mais qui n'ont pas attiré de candidature.»

M. Koronfol habitait la région de Paris. Il a constaté en arrivant au Canada, en mai, que son permis de travail était fermé, ce qui l'empêche de travailler pour un autre employeur que le commerce Délices des Nations.




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