Un citoyen expulsé du conseil par des policiers

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Le président du conseil municipal Serge Paquin a demandé à l'assistance de deux policiers pour expulser le citoyen Marc-André Paquette de l'hôtel de ville lundi.

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(SHERBROOKE) Le président du conseil municipal Serge Paquin a demandé l'assistance de deux policiers pour expulser le citoyen Marc-André Paquette de l'hôtel de ville lundi. M. Paquette refusait de se taire après avoir écoulé les cinq minutes qui lui étaient imparties dans la période des questions. M. Paquette intervenait à titre de porte-parole des AmiEs du bois des Deux-Ruisseaux.

La séance du conseil, perturbée, a été interrompue pendant quelques minutes. « Monsieur l'agent, sortez M. Paquette », a lancé Serge Paquin.

Plusieurs élus ont quitté la salle pendant que les citoyens, plus nombreux qu'à l'habitude, ont longuement applaudi le citoyen expulsé. Des renforts policiers ont été appelés, notamment pour garder la porte extérieure de l'hôtel de ville.

« Je venais avec peu d'espoir, mais un peu pour que les citoyens des autres regroupements voient l'écho que nous avons comme citoyens. Nous avons mobilisé des efforts depuis huit ans avec très peu de résultats. Nous aurions souhaité que la Ville achète quatre terrains pour les sauver », mentionne M. Paquette, exaspéré par un développement projeté dans le secteur de la rue d'Irlande et de l'Illinois.

Marc-André Paquette avance que son expulsion n'était pas une mise en scène planifiée.

« C'était impossible d'être plus court pour que l'ensemble des citoyens soit au courant. Nous n'avons aucun intérêt personnel. Nous le faisons pour les générations futures. »

«Nous avons écouté les citoyens attentivement et M. Paquette n'a pas voulu nous écouter.»


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Bernard Sévigny

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Le maire Bernard Sévigny estime qu'il ne faut pas tolérer ce type de comportement. « Nous ne sommes pas dans un centre de foires où il y a des combats de coqs. Ça prend un minimum de respect. Nous avons écouté les citoyens attentivement et M. Paquette n'a pas voulu nous écouter. Je trouve ça spécial comme comportement. »

Le conseiller du secteur, Jean-François Rouleau, déplore le cours des événements. « Je comprends que M. Paquette va perdre une vue dans sa cour, mais je travaille dans l'intérêt de tous les citoyens. Il a oublié de dire que l'accès au ruisseau sera préservé. C'est 36 % du territoire qui sera conservé. C'est énorme. Nous avions un comité de citoyens où siégeait monsieur, mais nous lui avons demandé de quitter ce comité parce qu'il ne respectait pas le huis clos. Un sentier sera finalisé dans les prochaines heures pour se rendre au parc des Deux-Ruisseaux. »

M. Rouleau estime que le citoyen ne représente pas les résidants du secteur. « Pour moi il n'a aucune représentativité. Du comité de citoyens, je pense que personne ne travaille avec M. Paquette. La dernière pétition de 600 noms que nous avons reçue comptait peut-être seulement 10 signatures du secteur. Nous n'achèterons pas tous les terrains qui sont en construction sur le territoire de la ville. S'il veut faire de la politique, il y a des élections le 5 novembre. Je n'embarquerai pas dans cette démagogie. »




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