Du théâtre jeunesse gratuit dans les parcs

La pièce Réinventer la bête a été écrite... (Spectre Média, Jessica Garneau)

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La pièce Réinventer la bête a été écrite par André Gélineau. Elle est interprétée par Alexandre Leclerc, Alex-Ann Boucher et Marianne Roy. Une quinzaine de représentations sont prévues dans les parcs cet été.

Spectre Média, Jessica Garneau

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(Sherbrooke) Les jeunes des camps de jour assisteront gratuitement à une pièce conçue spécialement pour eux, dans les parcs de Sherbrooke cet été. Créée par les Productions Traces et Souvenances, Réinventer la bête s'inscrit dans le Plan d'action sur le livre du gouvernement du Québec. En plus de constituer un contact avec la culture, la pièce vise à valoriser la lecture.

« Ce sont trois personnes, Poline, Louca et Gretel, débordant de créativité et d'imagination, qui se présentent aux jeunes avec un livre magique qui leur donnera le goût de lire, d'inventer des histoires. Nous amènerons ensuite tous ces enfants lire dans une banque de 300 livres choisis pour leur donner le goût de la lecture », explique Lysanne Gallant, qui assure la mise en scène.

Une quinzaine de représentations sont prévues dans les parcs, dont la première, mardi, dans la cour intérieure de l'Université Bishop's. À l'automne, elle sera à l'affiche dans les cinq bibliothèques publiques. Ce sont plus de 3200 jeunes âgés entre 5 et 11 ans qui seront ainsi touchés par cette initiative, qui n'est pas strictement réservée aux camps de jour.

Oui, le défi sera de garder l'attention des enfants. « C'est pour ça que nous avons structuré le spectacle de façon serrée. Ça dure 45 minutes. L'enfant n'a pas le temps d'être déconcentré », précise Mme Gallant.

La création nécessite des investissements de 64 000 $ (avant taxes), une somme assumée à parts égales par la Ville de Sherbrooke et le ministère de la Culture et des Communications.

« Nous voulons rapprocher la culture des jeunes en allant vers eux. Les habitudes de consommation culturelle se prennent entre 4 et 11 ans. Il faut créer cette habitude en bas âge. Ce ne sont pas toutes les familles qui ont les moyens de faire des sorties culturelles. C'est un bon moyen de démocratiser la culture », a déclaré Luc Fortin, ministre de la Culture et des Communications.

« Nous nous devons de valoriser ces comportements pour stimuler la lecture chez nos jeunes. Nous en ferons des jeunes plus informés, plus éduqués et plus impliqués dans la communauté », a-t-il ajouté.

Le maire Bernard Sévigny se félicitait aussi de cette nouvelle offre théâtrale. « À défaut de pouvoir amener tous les jeunes dans les milieux culturels, pourquoi ne pas amener la culture à eux dans les parcs? La première fois que j'ai vu une pièce de théâtre, c'était dans un parc à Montréal avec la roulotte de Paul Buissonneau. Quand j'ai entendu dire que la roulotte avait été remisée, je me suis demandé comment nous pouvions nous rapprocher des jeunes. Nous en avons même fait un engagement électoral en 2013. »

M. Sévigny martèle une fois de plus que selon une étude du Conseil des arts et des lettres du Québec, « c'est en Estrie que les jeunes sont les moins exposés à la culture. Je le répète parce que c'est notre guide. »

Il est trop tôt pour savoir si le projet reviendra dans les années à venir. « Quand on monte un projet à Traces et souvenances, on aime qu'il perdure. Pour nous, c'est une première. Il ne nous manque que le verdict des enfants. Si les enfants adoptent le projet, nous sommes prêts à aller dans les écoles par la suite ou pour reproduire le spectacle là où on voudra bien nous inviter », dit Lysanne Gallant.

« L'objectif c'est d'en faire une tournée annuelle dans les parcs, mais la décision n'est pas prise à ce moment-ci », ajoute Bernard Sévigny.

S'agissait-il d'une occasion pour le ministre Fortin et le maire Sévigny de se réconcilier? « On s'est toujours bien entendu. Il peut arriver certains accrochages, mais moi et M. le maire nous sommes revus à de nombreuses reprises depuis l'épisode de la salle de diffusion et nous continuons de travailler ensemble pour faire avancer les dossiers au bénéfice des Sherbrookois », répond M. Fortin.

Réinventer la bête a été écrite par André Gélineau. Elle est interprétée par Alex-Ann Boucher, Alexandre Leclerc et Marianne Roy.

Pour l'horaire des représentations, on consulte le sherbrooke.ca/calendrier




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