Les familles évacuées rentrent à la maison

En compagnie de Dany Robitaille, coordonnateur adjoint des... (Spectre Média, René Marquis)

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En compagnie de Dany Robitaille, coordonnateur adjoint des mesures d'urgence, le directeur du Service de protection contre les incendies de Sherbrooke, Stéphane Simoneau, a indiqué que les deux familles évacuées en raison de la présence de monoxyde de carbone dans leur résidence avaient réintégré leur domicile dans le secteur des rues Thibault et Dunant, à la suite de travaux de dynamitage.

Spectre Média, René Marquis

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(SHERBROOKE) Les deux familles évacuées en raison de la présence de monoxyde de carbone dans leur résidence, dans le secteur des rues Thibault et Dunant, ont pu réintégrer leur domicile. L'entrepreneur effectuant des travaux au coin de ces deux rues a respecté toutes les exigences de la Ville et a pu reprendre ses activités mercredi.

« Ce matin, nous avons procédé à la réintégration. Nous avons fait une remise de propriété. Nous avions deux maisons touchées par les évacuations. Nous avons fait beaucoup de tests pour nous assurer qu'il n'y avait pas de migration de gaz vers les autres résidences entourant les travaux de dynamitage. Il n'y avait aucune trace dans les tests que nous avons faits. Ce matin, avant de réintégrer, nous avons pris des mesures et malgré les tests de dynamitage que nous avions fait, il n'y avait pas de migration des gaz », rapporte Stéphane Simoneau, directeur du Service de protection contre les incendies de Sherbrooke et coordonnateur des mesures d'urgence.

« Les mesures que nous avons exigées ne sont pas étrangères à ça. Un des principaux problèmes était probablement qu'il y avait trop de matériel sur le site. Ça enlève beaucoup de tension sur le terrain, ce qui permet au gaz de s'évacuer dans l'air ambiant », ajoute-t-il.

La Ville avait effectivement imposé à l'entrepreneur de retirer l'équivalent de 100 camions de roc du site avant de reprendre les travaux. Des tranchées devaient être creusées et des détecteurs de monoxyde de carbone devaient être installés sur chacun des étages de toutes les maisons se trouvant dans un périmètre de 100 mètres.

« Toutes les conditions que l'entrepreneur avait à respecter sont respectées. Les travaux ont repris. Il n'y a plus de supervision de nos services. Si nous recevons des appels pour la détection de monoxyde, nous nous rendrons sur les lieux. Normalement, la procédure exige qu'on place un détecteur de monoxyde par maison dans le périmètre de 100 mètres. Maintenant nous en avons un par étage, ce qui est pour nous très sécuritaire. Nous avons fait une campagne de sensibilisation. Les gens savent qu'ils doivent nous appeler dès qu'ils ont un indice de santé ou une alarme sonore du système de détection. »

Les problèmes de santé provoqués par le monoxyde de carbone peuvent se décliner en maux de tête, en étourdissements ou en vomissements. Il peut aussi s'agir de fatigue excessive. « Ce sont les symptômes que nous devons surveiller, surtout en bas âge. Les enfants sont plus sensibles. Si ça se produit, on ne prend pas de chance, on appelle le 911 et on sort du bâtiment », précise Dany Robitaille, chef de la division de la gestion des risques et coordonnateur adjoint des mesures d'urgence.

Les risques de présence de monoxyde de carbone sont présents tant qu'il y a du dynamitage.

Rappelons qu'une station-service est en construction au coin des rues Dunant et Thibault.

Carré Belvédère : la Ville ne pouvait pas aller plus loin

« En fonction des législations qui existent, nous sommes allés au maximum de ce que nous pouvions faire », estime Benoît Lapointe, urbaniste-coordonnateur à la Ville de Sherbrooke, quand vient le temps de parler du Carré Belvédère et de la protection de ses milieux naturels.

Après la séance d'information tenue mardi soir avec environ 120 citoyens, M. Lapointe mentionne que le projet a grandement évolué depuis sa première version, présentée l'an dernier. « Il y a une mer entre celle approuvée au conseil l'an dernier et la 11e version. Nous avons fait beaucoup de gains. »

Parmi ces gains, une bande tampon de six mètres derrière les propriétés de la rue Belmont et la rue Aline. L'espace consacré à un parc était de 8,54 % du projet l'an dernier et grimpe à 10 %, le maximum que peut exiger la Villle.

Consultation

« Quand la Ville a approuvé le plan-concept, c'était à la condition d'avoir 10 % de parc. À partir de là, nous avons eu des discussions. Ce qui a été présenté mardi était le fruit de nos discussions avec le promoteur et devra faire l'objet d'une présentation au comité consultatif d'urbanisme et au conseil municipal. Un amendement au zonage sera nécessaire pour faire passer certains terrains d'une zone résidentielle à une zone verte. »

Il y aura donc nécessairement des consultations publiques qui porteront sur la vocation de parc de ces terrains résidentiels. « C'est quand même un gain pour les citoyens. »

Quant à la prucheraie centenaire que tentent de sauver les citoyens, elle ne peut être protégée davantage par la Ville et 69 % de sa superficie sera préservée. « Il n'est pas dans l'intention de la Ville d'acheter le terrain, surtout que la zone protégée atteint une superficie importante. Dans l'ensemble du projet, nous serons à 21 % d'espaces verts. En comparaison, le boisé Fabi compte 23 % d'espaces verts. Ça inclut les milieux humides en compensation et les bandes riveraines. »

Valeur écologique

C'est que le ministère de l'Environnement ne tient pas compte du type de plantation dans l'étude du milieu naturel qu'il exige. « L'étude relève les milieux humides, les boisés, mais c'est relativement sommaire. Il ne regarde pas si c'est une sapinière, une prucheraie ou s'il y a de l'ail des bois ou des oiseaux dans le secteur. Les prucheraies ont une valeur écologique parce qu'il n'y en a pas en quantité dans les Cantons. Le ministère n'a jamais exigé de la protéger, mais c'était le choix de la Ville d'en faire son 10 % de parc. »

Quant à la ligne électrique se trouvant sur le terrain, elle sera déplacée progressivement pour ne plus traverser le parc. Le repositionnement se fera aux frais de la Ville.

La première phase des travaux devrait se trouver le long de la rue Belvédère, loin de la prucheraie. La construction se poursuivrait probablement ensuite au bout de la rue André. Le plan demeure de construire 1700 portes. Les promoteurs du projet sont les Entreprises Bimon et Gestion L. Elias.




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