Une chaire de recherche pour mieux prévoir les crues

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Sur la photo se trouvent, de gauche à droite, Bruno Benedetti, Jocelyn Gaudet, Robert Leconte (titulaire de la chaire de recherche), Jean-Pierre Perreault ainsi que Patrick Doucet.

Spectre Média, Maxime Picard

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Matthew Vachon
La Tribune

(SHERBROOKE) L'Université de Sherbrooke a procédé au lancement d'une chaire de recherche industrielle sur la valorisation des observations de la Terre en ressources hydriques à l'aide des images satellites. C'est le professeur Robert Leconte qui en sera titulaire.

Il sera épaulé par son équipe du département de génie civil de l'Université de Sherbrooke, elle qui sera composé d'une douzaine d'étudiants notamment. Cette chaire de recherche nécessitera un investissement total de 2,1 millions $ étalé sur cinq ans. L'objectif principal est d'améliorer la prévision hydrologique, un élément devenu crucial en ce qui concerne les changements climatiques, à l'aide des données satellitaires­. « En utilisant ces informations, nous allons pouvoir développer des outils qui vont améliorer la prévision des débits dans les rivières. Donc si on connaît mieux ce qui se passe dans le bassin versant, à savoir s'il est gorgé d'eau ou s'il est très sec, ça nous donne de l'information pour savoir ce qui viendra dans les cours d'eau. La prévision hydrologique est importante pour Hydro-Québec pour gérer ses barrages », explique M. Leconte.

En plus d'être intéressante pour Hydro-Québec, cette chaire de recherche pourrait également être utile pour les citoyens de Sherbrooke, ce qui explique l'intérêt de la Ville à financer cette chaire de recherche. « Ça va mener à ultimement mieux anticiper les débits qui arrivent. De cette manière, on pourra mieux protéger la population contre ce qui s'en vient. Par exemple, si le débit dans la rivière Saint-François augmente, ça va permettre de prendre les mesures pour se protéger. Ça pourrait aussi augmenter notre compréhension des bassins versants et ainsi aider au contrôle des inondations », explique le professeur de l'Université de Sherbrooke.

Sur le plan personnel, M. Leconte se dit très motivé à participer à cette chaire de recherche. « C'est un beau défi. Je suis un professeur-chercheur, donc, pour moi, d'amener les étudiants à développer leur expertise et dépasser leur mentor, c'est très valorisant. Grâce à ça, mes élèves pourront ensuite offrir leur expertise au service de la population », croit-il.

L'équipe de l'Université de Sherbrooke collaborera avec le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada (CRSNG), Hydro-Québec, Énergie Brookfield et la Ville de Sherbrooke.




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