Boisé Belvédère : le Regroupement de citoyens aiguise sa vigilance

Un projet domiciliaire qui serait situé entre le... (Spectre Média, Jessica Garneau)

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Un projet domiciliaire qui serait situé entre le chemin Bel-Horizon, la rue Belvédère et la rue Thibault, et qui compterait 1700 portes, soulève des inquiétudes parmi le Regroupement de citoyens pour le Boisé Belvédère. L'un des fondateurs du regroupement, Martin Gagnon, et ses alliés voudraient notamment préserver une prucheraie centenaire.

Spectre Média, Jessica Garneau

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(Sherbrooke) Le Regroupement de citoyens pour le Boisé Belvédère a consulté ses acolytes du Boisé Fabi, du Bois Beckett et du parc du Mont-Bellevue pour obtenir des conseils dans sa lutte pour la protection de la faune et de la flore du projet Carré Belvédère. Tous lui ont recommandé la patience et la persévérance.

Membre du regroupement, Martin Gagnon avoue que le combat n'est pas gagné. « Tous nous ont dit que ce serait long avec la Ville et qu'il ne fallait rien tenir pour acquis. Notre meilleure chance est d'assurer une mobilisation citoyenne. Grâce à eux, nous avons convergé vers un plan que nous mettons en oeuvre. »

M. Gagnon figure parmi les fondateurs du regroupement. Il était aussi de la dizaine de citoyens qui s'étaient enregistrés pour dénoncer le développement du Carré Belvédère à l'hôtel de ville lundi. Le projet domiciliaire, qui serait situé entre le chemin Bel-Horizon, la rue Belvédère et la rue Thibault, compterait 1700 portes. La construction s'étalerait sur plus de 15 ans.

« Quand M. [Robert] Pouliot parle qu'il y a eu dix versions du projet, c'est un travail qui s'est fait entre le promoteur et la Ville. Nous, on nous a présenté les plans quand tout était canné. Il y a eu une rencontre à huis clos avec les neuf familles du regroupement pour nous dire ce qui se passait en mai 2016, mais il n'y a rien eu depuis. »

Martin Gagnon et ses alliés voudraient notamment préserver une prucheraie centenaire. « Il y a tellement de valeur écologique dans ce secteur, ce serait péché de nous en tenir seulement à la prucheraie. Nous voulons une contre-expertise sur la valeur écologique du territoire. »

Lundi, le président du conseil, Serge Paquin, affirmait que les fonctionnaires étaient prêts à rencontrer les citoyens pour leur fournir de l'information sur le projet.

Le tracé des rues d'ici la fin de l'année

À la Ville de Sherbrooke, mardi, on mentionnait que la prucheraie serait conservée à 80 % selon les plans actuels. Le tracé des rues à construire devrait être présenté pour approbation au conseil municipal d'ici la fin de l'année. Les travaux seront quant à eux optimisés pour respecter la topographie du terrain.

Au Service des communications, on précise que le promoteur doit encore présenter certains aménagements avant que la Ville puisse se prononcer. La première phase des travaux se situerait dans le secteur de la rue André, vers la rue du Fort-Chambly. Ces deux artères ne seraient toutefois pas reliées entre elles.

Une rencontre d'information dont la date n'est pas connue doit être organisée pour les citoyens du secteur qui pourraient être touchés par les travaux.




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