Carré Belvédère: des citoyens ne décolèrent pas

Caroline Cayer et Martin Gagnon... (Spectre Média, André Vuillemin)

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Caroline Cayer et Martin Gagnon

Spectre Média, André Vuillemin

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(SHERBROOKE) Le Regroupement de citoyens pour le Boisé Belvédère ne décolère pas devant le manque de réponses de la Ville à ses questions concernant l'aménagement du Carré Belvédère. Ils se disent insatisfaits et frustrés de la manière dont la Ville effectue son développement urbain.

Le Carré Belvédère, un projet des Entreprises Bimon et Gestion L. Élias, sera situé à l'ouest de la rue Belvédère, entre la rue Belmont et le chemin Bel-Horizon. D'une superficie de 78 hectares, le terrain devrait être développé sur une période de plus de 15 ans et compter 1700 portes. La majorité des terrains sont destinés à un usage résidentiel.

Martin Gagnon et Caroline Cayer sont deux des citoyens qui s'étaient inscrits pour prendre la parole lundi soir à l'hôtel de ville à ce sujet. Le président du conseil, Serge Paquin, a rapidement mentionné que les services de la Ville étaient prêts à s'asseoir avec le comité de citoyens pour faire état de ses préoccupations.

« Nous avons eu des rencontres avec M. [René] Allaire (NDLR : directeur général adjoint) et le promoteur, mais nous restons inquiets. Nous voyons que dans le quartier, il y a une course effrénée à la disparition des richesses de valeur écologique. On dirait qu'on ne mesure par l'impact de ces développements. Je me suis établi à Sherbrooke parce que je voulais avoir une ville dans la nature », a commenté M. Gagnon.

L'homme ajoute que les espaces protégés sont importants pour la gestion du stress et la qualité de l'air. Il souhaiterait une contre-expertise de la valeur écologique des terrains concernés puisqu'il doute des résultats de l'étude de la Ville. Dans un communiqué, il avance que les citoyens sont trop souvent mis devant les faits accomplis.

Prucheraie à conserver

Mme Cayer a pris le relais en mentionnant la présence d'espèces d'intérêt particulier dans le Carré Belvédère, entre autres des prucheraies. « Elles peuvent atteindre 600 ans, assez pour en faire profiter les générations futures. Elles constituent des lieux de nidification pour les oiseaux. On pense que c'est un corridor de déplacement pour ces oiseaux. Dans la carte qu'on nous a remise, il y a une section de la prucheraie qui est centenaire. On nous a indiqué qu'on en conserverait 80 %. Mais nous avons un expert en cartographie qui, avec tous les plans de lotissement, nous dit que c'est 33 % de la prucheraie centenaire qui serait détruit. »

Enfin, Caroline Cayer dit que des traces de la présence de rats musqués ont pu être observées dans le secteur. Elle souhaite donc qu'un gel soit appliqué sur la coupe des arbres en attendant une rencontre entre la Ville et les citoyens. Aucun permis n'a toutefois été délivré jusqu'à maintenant pour la coupe d'arbres, assure la Ville.

Robert Pouliot, conseiller du secteur, dit que la Ville fait preuve d'ouverture. « Il y a toujours une ouverture de la Ville. Il y a eu au moins dix rencontres jusqu'à maintenant. Nos services ont entendu l'appel ce soir. Chaque fois qu'on abat un arbre, c'est un arbre de moins. Ce n'est pas aisé de le remplacer. Quand on fait du développement, on ne peut pas contourner tous les arbres pour établir les rues. Il faut préserver ce qui est de grande richesse et on le fait à peu près dans tous les projets. Il y a des modifications qui ont été apportées pour déplacer des rues. Nous avons prévu trois parcs. Un bon travail a été fait. Ça ne satisfait pas encore les citoyens. On ne peut pas avoir répondu à toutes leurs attentes. C'est sûr qu'il y a encore de la place à modification. »

La première phase de développement est prévue en 2018 près de la rue Hallée.




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