Charge contre les chauffeurs de la STS au conseil

« Souvent, je vois des chauffeurs parler au... (Spectre Média, André Vuillemin)

Agrandir

« Souvent, je vois des chauffeurs parler au cellulaire, avoir des écouteurs sur les oreilles. On a l'impression que les chauffeurs ne se rendent pas compte qu'ils transportent des humains et non de la marchandise », déplore Bruno Falardeau.

Spectre Média, André Vuillemin

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Sherbrooke) Virages et freinages brusques. Excès de vitesse. Prises de bec fréquentes entre chauffeurs et passagers. Voilà les reproches et inquiétudes qu'a formulés le citoyen Bruno Falardeau à l'endroit des chauffeurs de la Société de transport de Sherbrooke (STS) lundi à l'hôtel de ville.

« Ça fait un an que j'habite à Sherbrooke pour aller à l'université et ce qui m'a vraiment frappé c'est la façon dont les chauffeurs conduisent. Je ne veux pas généraliser, mais l'impression générale c'est que les chauffeurs conduisent très, très vite, et mal, en freinant brusquement, en effectuant des virages brusques. Souvent, je vois des chauffeurs parler au cellulaire, avoir des écouteurs sur les oreilles. On a l'impression que les chauffeurs ne se rendent pas compte qu'ils transportent des humains et non de la marchandise », a lancé M. Falardeau.

« Il y a deux semaines, nous avons fait un accident sur le boulevard Bourque dans le trajet 18. Nous avons embouti le derrière d'une voiture. Le chauffeur allait clairement trop vite. Ça arrive souvent qu'on se fasse propulser de l'avant à l'arrière à cause des freinages brusques. Je me posais la question sur les formations qu'on donne aux chauffeurs sur le volet du service à la clientèle. Quand je suis arrivé à Sherbrooke, c'était la première fois que je voyais autant de chauffeurs s'engueuler avec des clients, être plus ou moins courtois avec les clients. »

Plaintes

Le président du conseil, Serge Paquin, a cherché à savoir si le citoyen avait formulé des plaintes à la STS.

« J'ai fait des plaintes pour les retards, mais pour la conduite en général, je trouvais qu'il y avait une plus grande portée à venir vous en parler directement », a répondu M. Falardeau.

« Quand il y a des cas, ce sont des cas particuliers et c'est très rare. Pour le nombre d'heures parcourues par jour avec le nombre de véhicules sur la route, c'est très minime le nombre de plaintes que nous avons. Nous ne sommes pas insensibles à ça. Quand ça arrive, nous invitons les gens à porter plainte. Il y a un contrôle très serré autant de la part de la direction que des chauffeurs entre eux. Ils savent qu'avec la réalité d'aujourd'hui, nous sommes épiés. Ils ont un souci de protéger la clientèle », a répondu le président de la STS, Bruno Vachon.

M. Vachon invite les usagers témoins de situations répréhensibles à téléphoner rapidement en fournissant le lieu et l'heure des incidents. « Si c'est un cas qui arrive souvent avec le même employé, nous pourrons corriger la situation. Soyez certain que les plaintes sont reçues. »

Bruno Vachon affirme par ailleurs que tous les chauffeurs ont reçu une formation l'année dernière à la suite des incidents impliquant des étudiants ivres. « Il y a des formations qui se donnent pour la gestion des situations difficiles et pour l'approche de la clientèle. Nous avons des formations continues aussi avec la technologie. L'année dernière, tous les chauffeurs ont eu une formation par rapport à la relation client pour s'assurer que tout le monde était au goût du jour. Nous avons mis l'expérience client au centre de notre plan d'action. Ça commence par la première personne que nos utilisateurs rencontrent. On a plus souvent de bons commentaires par rapport à nos chauffeurs, à savoir comment ils sont aidants et gentils. Ils sont conscientisés. »




À lire aussi

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer