À quand des poulaillers légaux en ville?

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Selon une citoyenne, les Sherbrookois seraient déjà nombreux à avoir des poules sur leur terrain malgré l'interdiction en vigueur.

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<p>Chloé Cotnoir</p>
Chloé Cotnoir
La Tribune

(SHERBROOKE) Une Sherbrookoise presse le conseil municipal d'adopter une règlementation autorisant les poules sur le territoire de la ville.

Selon cette citoyenne, les Sherbrookois seraient déjà nombreux à avoir des poules sur leur terrain malgré l'interdiction en vigueur.

« Ils ont intérêt à se grouiller parce qu'on est de plus en plus nombreux à avoir un poulailler, à être dans l'illégalité et on n'aime pas ça », affirme cette résidante qui possède elle-même quelques poules.

Cette femme a décidé de prendre la parole puisqu'une de ses amies doit maintenant se départir de ses bêtes, après avoir reçu la visite de la Ville.

« Il y a une personne qui s'est plainte et elle doit s'en débarrasser. Il suffit d'un haïssable qui se plaint et c'est lui qui décide pour tout le monde », dénonce cette citoyenne.

Selon elle, la Ville laisse trainer le dossier des poules urbaines depuis des mois, voire des années.

« Ça fait des années qu'on nous dit que la Ville va s'en occuper, mais il n'y a rien qui aboutit. Là on est rendu en juin et toujours aucune nouvelle! Si une personne veut avoir des poules cet été, le temps commence à presser », souligne-t-elle.

Cette Sherbrookoise est persuadée que les poules peuvent être présentes en milieu urbain sans importuner le voisinage.

« Les propriétaires de poules en ville sont conscients qu'ils sont en ville... On ne veut pas déranger tout le monde et ça se fait dans le respect », assure-t-elle.

La ville en réflexion

La présidente du comité consultatif d'urbanisme (CCU), Nicole Bergeron, est bien au fait qu'il y a une demande pour une règlementation autorisant les poules en milieu urbain. « Ça fait partie des discussions. On va regarder ce que font les autres villes qui les ont permises, ce que la règlementation inclut, mais également comment il gère les plaintes », souligne-t-elle.

Drummondville est une des peu nombreuses villes au Québec à avoir autorisé les poules en milieu urbain l'an passé.

Les Drummondvillois qui souhaitent garder des poules sur leur terrain résidentiel en milieu urbain doivent respecter certaines normes relatives, notamment, au type de propriété résidentielle, à la superficie minimale de terrain et à la distance par rapport aux lignes de terrain.

« Ça peut paraitre simple pour une citoyenne qui désire avoir des poules de passer une règlementation, mais il faut regarder la gestion globale de ce dossier : comment est-ce qu'on va gérer les plaintes et qui va s'occuper des poules abandonnées? Est-ce que ça va être la SPA? Si oui, ce ne sera pas gratuit », prévient la conseillère.

Pour l'instant, la Ville tolère la présence de poulaillers.

« On n'a pas d'inspecteur à la recherche de poules, précise Mme Bergeron. Mais advenant une plainte, avec la règlementation en vigueur, on n'a pas le choix d'intervenir. »




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