«Le centre-ville appartient à tout le monde»

Le Collectif pour une Well inc.lusive souhaite favoriser... (Spectre Média, Jessica Garneau)

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Le Collectif pour une Well inc.lusive souhaite favoriser la participation citoyenne et la mixité sociale dans la revitalisation du centre-ville. Sur la photo, des membres du collectif,  Christian Bibeau de la CDC Sherbrooke, Vanessa Gauthier, directrice du Tremplin 16-30 et Sébastien Laberge, directeur général du Partage Saint-François.

Spectre Média, Jessica Garneau

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(SHERBROOKE) Le Collectif pour une Well inc.lusive veut travailler de pair avec les gens d'affaires et les élus pour mener à bien la revitalisation du centre-ville. Un centre-ville qui aura à coeur le bien-être de la population et la mixité sociale.

Pourquoi une Well inc.lusive? « Le centre-ville appartient à tout le monde. On souhaite un projet de revitalisation qui va justement être rassembleur et inclure toutes les couches de la société, dont évidemment le volet social et économique », soutient Christian Bibeau de la Corporation de développement communautaire de Sherbrooke.

Le Collectif pour une Well inc.lusive réunit une vingtaine d'organismes du centre-ville sherbrookois. Il a présenté jeudi un document de réflexion au sujet du projet de revitalisation afin de nourrir la réflexion des différents acteurs du projet.

En analysant trois cas similaires au Québec, les membres ont été en mesure de relever les écueils et les succès de chacun afin de mieux orienter l'initiative sherbrookoise.

L'une des préoccupations principales du collectif est la prise en compte des populations actuelles du centre-ville ainsi que leur inclusion. « Au centre-ville, c'est une des populations les plus défavorisées de l'Estrie. C'est une population vraiment particulière où une majorité est locataire, une personne sur deux vit sous le seuil du faible revenu, 50 % vivent seul, les taux de signalement à la DPJ sont trois fois plus élevés, l'espérance de vie est diminuée par rapport à la plupart des quartiers de Sherbrooke et de l'Estrie, les interventions en santé mentale sont extrêmement nombreuses, mais c'est aussi plein d'organismes communautaires qui ont pignon sur rue dans le centre-ville et qui ont une forme d'expertise et d'impact important sur cette population », indique Vanessa Gauthier, directrice du Tremplin 16-30 et membre du collectif.

«Mais pourquoi les politiciens ne vont-ils pas à la rencontre de ces gens-là?»


Table de concertation

Le projet mise aussi sur quatre autres visées : le respect de la mixité sociale, la participation citoyenne à toutes les étapes de la mise en oeuvre du projet, une offre locative et commerciale abordable et l'accessibilité au centre-ville par la réalisation de lieux communs et de structures adéquates pour le transport actif et collectif et adapté pour toutes et tous.

Pour atteindre ces objectifs, le collectif propose la mise en place d'une table de concertation. « Ce qu'on veut faire, et qui va se faire dans les prochains jours, c'est convoquer les différents partenaires pour développer et créer une table de concertation ici au centre-ville de Sherbrooke. Quand on parle d'une concertation, pour nous, le but n'est pas de se regrouper uniquement entre organismes communautaires, on veut aussi des représentants du milieu des affaires, des commerçants du centre-ville, des gens du milieu de la santé autant de la municipalité et des citoyens », fait valoir Sébastien Laberge, directeur du Partage Saint-François et membre du regroupement.

Louis-Philippe Renaud, un ancien travailleur de la coalition sherbrookoise pour le travail de rue, a déploré l'absence d'élus et de gens d'affaires à la conférence de jeudi. Ce dernier avait participé l'année dernière à la création du document Sonner l'alarme concernant la situation des personnes isolées et à risque d'itinérance à Sherbrooke. On y faisait alors valoir la nécessité de l'implantation d'un Centre de jour.

« Nous on les a connus les gens qu'on décrivait, on les voit, on les côtoie. Mais pourquoi les politiciens ne vont-ils pas à la rencontre de ces gens-là? Pour les gens d'affaires, ils font de belles présentations, mais ils ne vont pas aller vers les citoyens. Comme s'ils n'ont pas envie d'aller vers des gens qui ne sont pas de leur culture », pense M.Renaud.

Il se dit toutefois confiant que le Centre de jour sera implanté au centre-ville grâce à la volonté et la persévérance des intervenants.

Les membres du collectif ne sont toutefois pas inquiets de l'absence des gens concernés à la conférence de presse. En effet, les intervenants de Well inc. avaient été invités, mais ne pouvait y assister. La Tribune a tenté de recueillir leurs commentaires, sans succès. Pour ce qui est de la Ville, aucune invitation officielle n'avait été lancée. Ils maintiennent ainsi qu'ils souhaitent simplement pouvoir collaborer et communiquer efficacement avec tous les acteurs en place.

« Leur absence aujourd'hui ne témoigne pas d'un désintérêt. Ceci dit au mois de décembre lors de la tournée, il y a plusieurs groupes communautaires qui ont souligné que le nom Quartier de l'entrepreneur ne leur convenait pas et ça s'est répété assez pour que maintenant ça s'appelle Entreprendre ensemble. Je pense que ça témoigne d'une ouverture », lance M. Bibeau.




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