Godbout prône une meilleure protection des cyclistes

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La conseillère Annie Godbout : « Je me demande si on est en train de bâtir un réseau de bandes cyclables plutôt qu'un réseau de pistes cyclables. » -

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(Sherbrooke) Sherbrooke cherche-t-elle à bâtir un réseau de bandes cyclables ou un réseau de pistes cyclables? C'est la question qu'a posée la conseillère Annie Godbout, la semaine dernière, alors que les élus entérinaient la mise en oeuvre de la portion cyclable du Plan directeur de transport actif pour l'année 2017.

« J'aurais aimé vous partager ma grande déception dans ce dossier, mais je n'enregistrerais pas ma dissidence. Je souhaite mettre la table pour les années prochaines. Je me pose plusieurs questions sur nos intentions et nos objectifs », a commencé Mme Godbout.

Les travaux prévus sur le réseau cyclable comptent le marquage sur le pont Jacques-Cartier, de même que l'ajout de tronçons sur Galt Ouest, Galt Est et Lavigerie.

« Je me demande si on est en train de bâtir un réseau de bandes cyclables plutôt qu'un réseau de pistes cyclables. Ce constat-là m'a été mis en pleine face par des citoyens qui m'ont contactée à la suite de mon commentaire à propos du boulevard Jacques-Cartier. Mon commentaire faisait état qu'il n'y a pas de protection physique pour les cyclistes. On s'était fait répondre que ça correspondait aux normes. Je me demande la raison pour laquelle on fait ce plan directeur : pour diriger les cyclistes ou les protéger? Si on veut vraiment changer leurs habitudes de déplacement, doit-on investir autant dans un réseau de pistes cyclables s'il n'y a pas de protections physiques? »

Mal à l'aise

Mme Godbout ajoutait être mal à l'aise avec l'absence de protection pour les cyclistes sur la rue Galt.

Le président du centre de mobilité durable de Sherbrooke, Bruno Vachon, rapporte que pour construire le réseau utilitaire sur rue, il faut travailler « dans le bâti existant. Est-ce qu'on en fait assez? Est-ce qu'on met assez d'argent? La réponse c'est qu'il n'y en a jamais assez, mais nous prenons chacune des opportunités avec les subventions du gouvernement ».

Le président du comité de sécurité publique, Marc Denault, s'était pour sa part opposé au marquage annoncé sur le pont Jacques-Cartier. « Les automobilistes et les cyclistes méritaient mieux. Quand on regarde les investissements pour traverser la 410 vers un secteur industriel, nous aurions pu nous donner un projet beaucoup plus collectif à beaucoup plus long terme dans le secteur de Jacques-Cartier. »

La conseillère Christine Ouellet rapporte utiliser souvent la piste cyclable sur la rue Jacques-Cartier. « Je pense que le marquage délimite clairement la zone pour les cyclistes. C'est un tronçon qui n'est pas si dangereux que ça. Sur l'heure de pointe, il est plus dense, mais les zones sont clairement indiquées. Je suis certaine que ce sera grandement apprécié, surtout que la piste est unidirectionnelle. C'est plus efficace que de faire le grand détour autour du lac. Ce sera avec le temps que les conducteurs prendront de nouvelles habitudes. Je suis convaincue de l'utilité de ce genre de marquage. »




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