43 $ pour les naufragés de la Magog, ce n'est pas assez, dit Denault

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Marc Denault

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(SHERBROOKE) Le président du comité de la sécurité publique, Marc Denault, a sursauté quand il a appris qu'une simple amende de 43 $ a été imposée aux personnes s'étant aventurées sur les eaux de la rivière Magog et qu'on a dû sauver au centre-ville.

Le conseiller municipal a décidé d'examiner la possibilité de donner plus de dents au règlement municipal en cette matière et de responsabiliser davantage les fautifs. « Je me demande si on pouvait donner plus de poigne à la règlementation », dit-il.

« Nous allons étudier ce qui se fait ailleurs. Il ne faut pas que la règlementation banalise ce genre de geste. »

Rappelons que les trois personnes repêchées en fin de semaine dans les rapides de la rivière Magog avaient quitté le sentier multifonctionnel. Ils ont reçu un constat d'infraction de 43 $ pour ce manquement au règlement municipal.

Les autorités ont peu de moyens pour empêcher les citoyens d'accéder aux plans d'eau même avec des embarcations de fortune comme c'est souvent le cas dans le secteur de l'arrondissement de Lennoxville.

M. Denault veut saisir le comité de sécurité publique de la Ville de Sherbrooke de sa réflexion à ce sujet et examiner la possibilité d'imposer des amendes plus sévères. « Heureusement, il ne s'est rien passé de grave. Mais il faut quand même dire que des véhicules d'urgence se sont rendus sur place. S'il y avait eu un accident avec un camion de pompier qui roulait en direction? »

« Il n'est pas question de faire payer tous les frais aux personnes pour lesquelles il faut intervenir, mais je sais que dans des centres de ski on fait payer les gens qui sortent des pistes balisées et qu'on doit secourir. »

On peut pas tout clôturer, ajoute-t-il. Mais on peut dissuader les gens de faire preuve de trop de témérité. « Imaginez si quelqu'un décide de grimper aux murs de la résidence du Cégep? Ça prendrait un impressionnant déploiement pour le secourir. Une amende de 43 $ ce n'est certainement pas assez. C'est quelque chose que nous prenons au sérieux. Il faut prévenir. »

Marc Denault fait remarquer qu'on retrouve plusieurs autres sites problématiques sur le territoire de la ville de Sherbrooke, comme des ponts, des sablières et d'anciennes mines, en plus des rivières.




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