Non au stationnement dans les rues en tout temps l'hiver

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L'hiver dernier, la Ville de Sherbrooke proposait trois périodes où il était possible de lever l'interdiction de stationnement nocturne. Le nombre de contraventions et de remorquages a toutefois atteint un sommet inégalé dans les cinq dernières années.

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(Sherbrooke) Lever l'interdiction de stationnement dans les rues de Sherbrooke la nuit pour toute la saison d'hiver? C'est ce que vise la Ville de Sherbrooke. Mais elle n'y viendra pas tant qu'elle n'aura pas l'assurance que d'accorder ce privilège ne lui coûtera pas plus cher pour ses activités de déneigement.

L'hiver dernier, la Ville de Sherbrooke proposait trois périodes où il était possible de lever l'interdiction de stationnement nocturne. Le nombre de contraventions et de remorquages a toutefois atteint un sommet inégalé dans les cinq dernières années. Le projet-pilote reviendra donc en 2017-2018, mais il sera limité à deux périodes, soit du 15 novembre au 5 janvier et du 15 mars au 31 mars. Pourquoi ne pas étendre la levée de l'interdiction à tout l'hiver?

« C'était notre intention si le projet-pilote avait été concluant. Mais comme il y a eu plus de remorquages l'hiver dernier, c'est qu'il y a eu plus de contraintes au déneigement. Nous nous rendons compte que les gens ne vont pas voir sur notre site s'il est permis ou non de stationner dans la rue la nuit. Avant d'officialiser, nous voulons être sûrs que les contribuables ne payeront pas pour une minorité qui demande la possibilité de stationner dans la rue. C'est un privilège de pouvoir le faire, alors il y a un devoir de consulter notre site, de s'abonner au Twitter ou au Facebook de la Ville pour être informé, ou d'appeler à la centrale d'appels », mentionne Guylaine Boutin, directrice du Service de l'entretien et de la voirie à la Ville de Sherbrooke.

« En d'autres mots, tout le monde a besoin d'un plan B parce que selon nos statistiques, il y aura toujours une nuit sur trois ou sur quatre où il sera interdit de stationner dans la rue la nuit. » Pour 2016-2017, si le projet-pilote avait duré tout l'hiver, le stationnement nocturne aurait été interdit 38 fois sur 137 jours. Projet-pilote ou pas, il a neigé en moyenne une journée sur deux.

«Il y aura toujours des gens qui ne suivront pas les règles.»


Selon Mme Boutin, plusieurs citoyens ont profité du projet-pilote pour prendre une chance et se stationner dans la rue sans vérifier si c'était permis. Devant ce constat, « ce n'est pas tentant d'appliquer la levée de l'interdiction pour l'ensemble de la période hivernale... »

L'hiver dernier, 4049 contraventions pour le stationnement nocturne ont été distribuées, comparativement à 3533 en 2015-2016. On recense aussi 446 remorquages, contre 156 l'année précédente. « Il y aura toujours des gens qui ne suivront pas les règles et nous nous attendons à ce qu'il y en ait encore, mais nous ne voulons pas que ça devienne une habitude. »

Guylaine Boutin explique que dans un monde idéal, même si l'interdiction est levée, les automobilistes devraient éviter de se stationner dans la rue la nuit, à moins d'un besoin particulier. « Normalement, il ne faut pas stationner dans la rue parce qu'on est souvent sur la route la nuit, entre autres pour étendre des abrasifs ou faire du tassage. Moins il y a de véhicules dans le chemin, mieux c'est. »

Selon Mme Boutin, d'autres villes s'intéressent au projet-pilote sherbrookois, dont Magog et Terrebonne.




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