Stationnement nocturne: les contraventions bondissent

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Dans les documents présentés au conseil municipal lundi, il est relevé que « plusieurs personnes remettaient en question le fait que le projet-pilote couvre seulement trois périodes. Ils auraient aimé que le projet se poursuive tout l'hiver ».

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(Sherbrooke) Le stationnement nocturne dans les rues de Sherbrooke cet hiver a entraîné un nombre de contraventions et de remorquages inégalé. Il s'agissait d'une première tentative d'un projet-pilote qui visait à permettre le stationnement hivernal nocturne à certaines conditions. Le projet sera renouvelé avec des dates différentes en 2017-2018.

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Guylaine Boutin, directrice du Service de l'entretien et de la voirie.

Spectre Média, René Marquis

L'hiver dernier, l'interdiction de stationner dans les rues la nuit pouvait être levée entre le 15 novembre et le 15 décembre, entre le 24 décembre et le 2 janvier et entre le 15 et le 21 mars. Ce sont 4049 contraventions qui ont été délivrées pour des stationnements illégaux, générant 60 735 $. Les 446 remorquages ont quant à eux coûté près de 36 000 $.

« Les commentaires que nous avons eus au début, c'est que les centres d'appels recevaient beaucoup de demandes d'éclaircissement. Il y a aussi ceux qui ont contesté leur contravention en disant qu'il n'avait pas neigé, mais qui ne prenaient pas en compte qu'il était possible qu'il y ait des interdits », explique Guylaine Boutin, directrice du Service de l'entretien et de la voirie à la Ville de Sherbrooke.

« Dans la première période d'assouplissement, il y a beaucoup plus de remorquages qui ont été nécessaires pour faire nos opérations de déneigement. Le nombre de contraventions manifeste qu'il y a peut-être eu un problème de compréhension. La dernière période ressemble au reste de l'année. Soit les gens ont compris notre message et prenaient la peine de vérifier sur le site de la Ville, ou il n'y a pas eu beaucoup d'opérations de déneigement. Il est possible que les gens aient saisi qu'il était maintenant possible de stationner dans la rue. »

«Les gens indiquent sur leur plaidoyer de non-culpabilité qu'ils avaient vérifié sur le site et que c'était permis.»


Dans les documents présentés au conseil municipal, il est relevé que « plusieurs personnes remettaient en question le fait que le projet-pilote couvre seulement trois périodes. Ils auraient aimé que le projet se poursuive tout l'hiver ».

Aucune des contestations de contraventions n'est encore passée en cour. L'interprétation des juges est donc encore inconnue. « Nous sommes confiants que tout a été fait pour annoncer lorsque c'était permis et lorsque ce ne l'était pas », dit Guylaine Boutin.

« Les gens indiquent sur leur plaidoyer de non-culpabilité qu'ils avaient vérifié sur le site [de la Ville] et que c'était permis. Ils ne voient pas la mention que l'information est valide seulement à partir de 16 h. D'autres gens plaident qu'ils croyaient pouvoir se stationner partout lorsque l'interdiction était levée », lit-on dans un document de la Ville.

Mme Boutin rapporte qu'il n'y a pas eu plus d'opérations policières que par le passé pour distribuer les contraventions. « Les policiers ont pris une bonne partie de la première période d'assouplissement pour distribuer des avis qui expliquaient comment ça fonctionnerait. Il y a eu une longue période de sensibilisation. »

Comme le Service de l'entretien et de la voirie prenait sa décision selon les prévisions de bordées de 5 cm ou plus, il est arrivé que l'interdiction ne soit pas levée alors qu'elle aurait pu l'être...

Pour l'année à venir, le projet pilote sera en vigueur entre le 15 novembre et le 5 janvier et du 15 mars au 31 mars. « Ça prend toujours un peu de temps pour changer des habitudes. En prolongeant le projet pilote d'une année, le message devrait être bien compris », croit Mme Boutin.

Le conseiller Marc Denault suggère qu'une application mobile permette aux citoyens de savoir si le stationnement est permis ou pas. Danielle Berthold, elle, trouve qu'il est « un peu contradictoire de lever un interdit. Est-ce que ça pourrait être plus simple? » 

« Nous n'avons pas été confrontés à un problème de communication. Quand il ne neige plus, les gens ne prennent pas la peine de vérifier si l'interdiction est levée. Ils ne pensent pas que nous travaillons quand même », répond Guylaine Boutin.

Nicole Bergeron estime pour sa part qu'il pourrait être indiqué plus clairement sur le site de la Ville que l'information est mise à jour à 16h.




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