La fin des compressions a sonné à l'UdeS

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L'Université de Sherbrooke entre dans une période de transition. Pour la première fois depuis quelques années, l'UdeS ne demandera aucune nouvelle compression à son personnel.

Spectre Média, Marie-Lou Béland

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(SHERBROOKE) L'Université de Sherbrooke entre dans une période de transition. Pour la première fois depuis quelques années, l'UdeS ne demandera aucune nouvelle compression à son personnel. L'institution s'attend à un réinvestissement avec le dernier budget provincial. Elle a adopté un budget équilibré pour l'année 2017-2018, lundi.

Le budget prévoit des dépenses et des revenus de 413,4 M $, de même qu'une hausse de 1,8 % de l'effectif étudiant. Cette hausse doit entraîner des revenus supplémentaires de 4,3 M $.

« On a fait disparaître une ligne... celle des efforts à trouver. Il n'y a pas si longtemps, on devait trouver 11 M $ », commente le recteur ajoint Martin Buteau. « On demeure sous pression. C'est sûr que le gouvernement commence à réinvestir de l'argent, mais ce n'est pas à la hauteur des compressions que nous avons subies. »

Même si les orientations et les règles budgétaires de Québec ne sont pas encore entièrement connues, l'UdeS s'attend à un « rehaussement du financement universitaire » de 4,5 M $, dont 1 M $ pour le plan pour la réussite en éducation et en enseignement supérieur.

L'institution s'attend ainsi de « connaître un nouvel élan ». La Fondation de l'Université de Sherbrooke investit pour sa part 3,2 M $ afin de soutenir les activités d'enseignement et de recherche.

L'UdeS s'attend par ailleurs à une diminution nette des redevances en lien avec les brevets de l'ordre de 2,5 M $. Elle prévoit également une hausse des coûts de système de 13,4 M $, en lien avec la masse salariale.

La fin des négociations

En plus de s'entendre avec son personnel professionnel et administratif, l'UdeS s'est aussi entendue avec l'association représentant les professeurs-ingénieurs (AIPSA). Essentiellement, il s'agit du même cadre financier que celui du Syndicat des professeures et professeurs de l'UdeS (SPPUS), soit de l'ordre de 6,25 % sur cinq ans, indique M. Buteau. L'AIPSA représente une centaine de professeurs. La semaine dernière, les membres de l'Association du personnel administratif et professionnel de l'UdeS (APAPUS, section A) ont voté à 95 % en faveur de la nouvelle convention collective.

Celle-ci prévoit des augmentations de 5 % la première année, 0,75 % la deuxième et 0,50 % ensuite. Elle inclut aussi un montant forfaitaire de 1 % à la signature et de 0,5 % à la fin de la convention. Du côté de l'APAPUS, la nouvelle convention représente une charge supplémentaire de 7,8 M $ pour l'UdeS sur cinq ans et de 2,2 M $ pour l'AIPSA pour la même période.

L'UdeS a aussi adopté lors de son dernier conseil d'administration le règlement déterminant les conditions de travail de son personnel non syndiqué et ceux des directeurs généraux, qui touchent environ 70 personnes. « Ce qu'on a donné au SPPUS est devenu la base de ce qu'on allait verser aux autres. C'est le cadre qui s'applique. » La direction doit maintenant s'entendre avec les employés de soutien.

L'UdeS compte 6600 employés et plus de 40 000 étudiants si on inclut ceux de l'Université du troisième âge.




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