Fonds de recherche et de soutien : Tardif et Rouleau sont les plus dépensiers

Avec Linda Boulanger, les conseillers Jean-François Rouleau et... (Spectre Média, René Marquis)

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Avec Linda Boulanger, les conseillers Jean-François Rouleau et Pierre Tardif comptent parmi les trois élus municipaux indépendants à avoir dépensé le plus à même leur budget de recherche et de soutien en 2016.

Spectre Média, René Marquis

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(Sherbrooke) Pierre Tardif, Jean-François Rouleau et Linda Boulanger sont les trois élus municipaux indépendants à avoir dépensé le plus à même leur budget de recherche et de soutien en 2016. À l'autre bout du spectre, les élus de Brompton, Kathleen Gélinas, Benoit Dionne et Nicole Bergeron ont été les moins dépensiers.

Chaque élu disposait d'un montant maximum de 12 318,30 $ et tous ont respecté ce budget. Les élus du Renouveau sherbrookois, excluant le maire Bernard Sévigny, regroupent quant à eux leur fonds de recherche, ce qui leur permettait de disposer de 110 864,70 $.

« Le budget de recherche et de soutien vise à ce que les élus municipaux puissent documenter leurs dossiers, donc commander des recherches, aller voir dans la littérature ce qui se fait ailleurs. Tout ce qui est nécessaire pour réaliser leur mandat, par exemple des dépenses très mécaniques de fax, de cellulaire, d'ordinateur, sont aussi incluses. C'est encadré dans un règlement municipal qui est géré par le Service des finances », explique le maire Bernard Sévigny.

« Dans le cas du parti politique, c'est géré par le parti. Dans tous les cas, la direction du Service des finances reçoit la facture des élus et si c'est compatible avec ce que le règlement permet, il l'autorise. Pour les événements, nous tenons pour acquis que les élus s'y sont présentés. Il y a un minimum de confiance, mais il faut que ce soient des dépenses admissibles. »

Pierre Tardif a dépensé 12 280 $ en 2016 à même ce fonds de recherche et de soutien. On y trouve quelques mandats de recherche accordés aux Productions du Palais et des frais d'ordinateur, par exemple. Le matériel informatique acheté avec ces fonds appartient à la Ville ou peut être racheté par l'élu au coût du marché.

Quant à Jean-François Rouleau, la presque totalité des 11 339,30 $ dépensés a servi à des mandats de recherche confiés aux Productions du Palais.

Les frais engagés par Linda Boulanger (9560,15 $) concernent uniquement les assises de l'Union des municipalités du Québec (UMQ) et la production du journal La Lanterne.

La participation aux événements de l'UMQ revient par ailleurs dans la déclaration de plusieurs élus. « Avant, la Ville payait pour le congrès de l'UMQ. Nous nous sommes dit que dorénavant, les dépenses de l'UMQ, ceux qui veulent y aller, utiliseront leur budget de recherche. Les gens y vont pour se documenter. Il ne faut pas perdre de vue l'esprit du budget et évidemment ce sont les dépenses inhérentes d'inscription, de stationnement et de restauration », précise Bernard Sévigny.

Quant au Renouveau sherbrookois, il a dépensé 98 747 $, dont plus de 67 000 $ en frais de recherche sur des sujets comme le prix de l'essence, la pollution sonore, la gestion des matières résiduelles, l'économie collaborative, l'agriculture urbaine et la gestion des îlots de chaleur.

L'argent non dépensé reste dans le fonds consolidé de la Ville. Ainsi, les 11 949,32 $ que n'a pas utilisés Kathleen Gélinas et les 10 533,46 $ que Nicole Bergeron n'a pas dépensés retournent dans les coffres de la Ville.




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