René-Lévesque : la Ville négocie encore avec les propriétaires

La Ville de Sherbrooke cherche encore à s'entendre... (Archives, La Tribune)

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La Ville de Sherbrooke cherche encore à s'entendre avec les promoteurs propriétaires des terrains sur le tracé du futur boulevard René-Lévesque. Le directeur du Bureau des projets majeurs, Denis Gélinas, admet qu'il faut absolument que les travaux commencent en mai.

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(SHERBROOKE) La Ville de Sherbrooke cherche encore à s'entendre avec les promoteurs propriétaires des terrains sur le tracé du boulevard René-Lévesque. Les travaux de construction, confiés à l'entrepreneur Excavation M. Toulouse inc. en mars, devaient commencer au début avril. La machinerie n'a toutefois pas amorcé ses activités, faute d'une entente de principe avec ces propriétaires.

Denis Gélinas, directeur du Bureau des projets majeurs, confirme avoir demandé à l'entrepreneur de réviser ses échéanciers pour respecter les délais avancés dans le dossier. « Le financement est complété, mais nous devons avoir une entente avec les promoteurs. Je dois rencontrer les élus de l'arrondissement lundi pour leur expliquer les mesures qui seront adoptées pour respecter les délais. »

La conseillère Annie Godbout, intervenue au conseil mardi pour formuler son inquiétude devant l'immobilisme des travaux, craint pour la livraison du terrain réservé pour l'école C, à l'intersection du boulevard René-Lévesque et de la rue Matisse. Elle demandait un état de la situation.

« À l'heure actuelle, nous n'avons pas d'entente pour l'achat des terrains, mais nous sommes en phase finale pour régler certains éléments techniques et financiers. Il nous faut une entente signée pour commencer les travaux », répète M. Gélinas.

Est-ce à dire que les promoteurs pourront dicter l'issue de la négociation? « Tout le monde souhaite une entente de gré à gré et les discussions se poursuivent. Si ce n'est pas possible, nous ferons notre rapport au conseil, qui prendra les mesures nécessaires. Mais ce n'est pas ce que nous visons. Les gens veulent régler, mais il y a encore quelques éléments qui chatouillent. Il y a des gens qui travaillent cette semaine sur des simulations pour le déroulement des travaux. »

Entente globale

Denis Gélinas explique qu'il faut en venir à une entente globale, pour assurer une certaine équité entre les promoteurs. Ce n'est pas que les négociations ont commencé trop tard non plus, selon lui. « C'est compliqué techniquement. Chacun essayait d'avoir le plus d'intérêts possible pour son entreprise, mais nous ne sommes pas prêts à payer n'importe quel prix. Nous sommes très avancés et confiants que nous pourrions avoir quelque chose dans les prochains jours. Nous voulons une entente gagnant-gagnant. L'objectif n'est pas d'écraser nos partenaires là-dedans. »

M. Gélinas admet qu'il faut absolument que les travaux commencent en mai. Les ententes survenues avec les promoteurs devront toutefois être soumises au comité exécutif avant les premiers coups de pelle.

Le directeur du Bureau des projets majeurs ne s'inquiète pas pour la livraison du terrain de l'école « En août, la commission scolaire aura accès à son terrain. Nous avons des options pour y accéder si la rue Matisse n'est pas terminée. Rien n'indique que ce problème est imminent. »

M. Gélinas confirme aussi que le prolongement de la rue Matisse sera la priorité. « C'est un point où il y a des bassins à construire. Nous commençons toujours par le point le plus bas. »

Oui, il y aura de la circulation lourde dans le quartier Mi-Vallon et sur la rue Matisse. « Il y en aura au départ, parce qu'il faut rejoindre le réseau existant, mais le matériel ne transitera pas par là. Ce sera probablement moins pire que prévu, mais aucun travail n'est réalisé sans inconvénients. »

À ce moment-ci, c'est surtout l'asphaltage du boulevard, qui doit être inauguré en novembre, qui pourrait être retardé. « Il faudrait que nous arrivions à poser au moins une couche. »

Enfin, Annie Godbout laissait entendre qu'on ne lui transmettait pas toute l'information dans le dossier du boulevard René-Lévesque. « Nous pourrions l'inviter à appeler les services compétents si elle juge qu'elle n'a pas toute l'information. »




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