Encore des questions et des inquiétudes autour du projet Well inc.

Diane Délisle, Bernard Sévigny et Serge Paquin agissaient... (Spectre Média, Julien Chamberland)

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Diane Délisle, Bernard Sévigny et Serge Paquin agissaient comme commissaires lors de la consultation publique portant sur le plan particulier d'urbanisme de la rue Wellington Sud.

Spectre Média, Julien Chamberland

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(Sherbrooke) Les citoyens réclament une voix dans le développement du projet de quartier de l'entrepreneur Well inc. L'espace réservé au communautaire continue de soulever des inquiétudes également, comme celui qu'y occupera le transport en commun. Ce sont quelques-uns des constats qui transpirent de la consultation publique sur le plan particulier d'urbanisme (PPU) de la rue Wellington Sud qui se tenait à l'hôtel de ville de Sherbrooke mercredi.

La consultation, qui devait se tenir le 14 mars, avait été reportée en raison de la tempête de neige. Une trentaine de personnes s'étaient déplacées pour entendre les présentations de la Ville et pour formuler leurs questions et leurs opinions. Le maire Bernard Sévigny agissait comme président de la commission et était flanqué de Serge Paquin et Diane Délisle.

Le PPU est un outil de planification pour orienter le développement du secteur. Il est entre autres question d'assurer une mixité des usages et d'améliorer la connectivité entre la rue Wellington Sud et la rue du Dépôt.

France Croteau, coordonnatrice au RUTASM, craint que le réaménagement de la rue du Dépôt et la construction de la salle intermédiaire entraînent des problèmes de fluidité pour le transport en commun, forçant les autobus à un détour par la rue des Grandes-Fourches et à franchir deux passages à niveau. « Je suis inquiète des changements qui pourraient être apportés aux circuits d'autobus 2 et 8. L'arrêt au coin Aberdeen et Laurier disparaîtrait-il? Vous voulez la fluidité automobile, mais je vous parle de la fluidité du transport en commun. »

Bernard Sévigny a répondu que les préoccupations pour le transport en commun existent et que des études de circulation pointues seraient réalisées. « Nous tiendrons compte des analyses dans la nouvelle configuration. »

«Je suggère de garder ce manque de distinction pour permettre une rue plus conviviale pour les usagers vulnérables.»


Marie-Danielle Larocque, du Collectif Sherbrooke féministe, souhaiterait que l'analyse différentielle selon les sexes soit appliquée au projet Well inc. pour tenir compte des besoins des femmes. Michael Howard, directeur du Service de la planification urbaine et du développement durable, a indiqué que l'architecte au dossier était une femme et qu'elle avait à coeur la sécurité des femmes.

Arnaud Messier-Maynard a souligné que la population voudrait s'impliquer davantage que lors d'une consultation unique à l'hôtel de ville. Alors que la Ville souhaite corriger le fait que l'espace des piétons se confond avec celui des automobilistes sur la rue Wellington Sud, M. Messier-Maynard propose plutôt le contraire. « Les automobilistes sont forcés de réduire leur vitesse. Je suggère de garder ce manque de distinction pour permettre une rue plus conviviale pour les usagers vulnérables. » Le jeune homme s'est aussi interrogé à savoir pourquoi la façade de l'Hôtel Wellington n'était pas préservée. 

En ce qui concerne l'inclusion citoyenne, Bernard Sévigny a souligné l'ouverture d'un bureau de Well inc. sur la rue Wellington Sud et a invité la population à aller y rencontrer les intervenants, au coeur de l'action.

Étienne Bélanger-Caron, directeur général de la Coalition sherbrookoise pour le travail de rue, voit un écart entre la réalité pragmatique du quartier et le projet. « Si j'avais un seul avis à donner d'ici la fin, ce serait d'inclure d'emblée la reconnaissance de l'occupation du territoire par les organismes du quartier. »

« Nous ne renierons pas l'héritage du passé. Nous avons aidé les organismes à s'installer sur la rue Wellington Sud. Ce n'est pas pour les chasser demain matin », a dit Serge Paquin.

« Nous avons besoin de vous. Nous avons non seulement les ressources pour faire une place au communautaire, mais nous avons aussi l'ouverture. »

Enfin, Denis Pellerin a demandé s'il est vrai que le projet coûterait environ 100 M$.

« Est-ce que ce sera 75, 80, 120 M$? Je ne le sais pas. Je sais que des immeubles seront construits et que des partenaires privés sont intéressés », a résumé Bernard Sévigny.

Marie-France Delage, directrice générale adjointe aux relations avec la communauté, a ajouté que les montants avancés ne comprenaient que le béton, mais que Well inc. était plus que du béton.




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