Quand le gymnase devient un atelier d'artistes

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(SHERBROOKE) Le gymnase de l'école primaire Saint-Esprit s'est transformé en véritable atelier d'artistes lundi. Les élèves de l'école sherbrookoise recevaient la Francoderole, réalisée par plus de 100 000 enfants. On la qualifie de « la plus grande oeuvre artistique au monde réalisée par les enfants de la Francophonie ».

Le ministre Luc Fortin était l'invité d'honneur de... (Spectre Media, Frédéric Côté) - image 1.0

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Le ministre Luc Fortin était l'invité d'honneur de l'activité.

Spectre Media, Frédéric Côté

Pour l'occasion, une partie de l'oeuvre immense tapissait le gymnase. Les enfants ont du même coup été invités à créer leur propre section de la fresque-murale, qui sera elle aussi appelée à voyager.

Depuis 14 ans, plus de 100 000 enfants provenant de plus de 505 écoles primaires et communautés francophones du Canada et des États-Unis ont participé à ce projet.

« À Sherbrooke, la Francoderole remplirait deux fois et demie le Palais des sports... C'est énorme. Ça prendrait un centre Bell ou Vidéotron pour l'accrocher au complet », image le directeur général de la Francoderole, Jean-Pierre Arcand.

Coiffés de grands chapeaux et de sarraus, les enfants se sont prêtés avec plaisir à la séance de création.

Une partie de l'oeuvre restera dans l'établissement, tandis qu'une portion s'ajoutera à la Francoderole. Le ministre de la Culture et des Communications, Luc Fortin, était l'invité d'honneur.

« On nous a donné un thème, nous c'était l'Estrie, et on a décidé de faire un dessin de l'abbaye (Saint-Benoît), avec le lac, la montagne », explique Lauréanne Lorange, une élève de sixième année.

À ses côtés, Caleb Ruel se trouvait privilégié de pouvoir participer à ce grand projet. « Il y a seulement trois écoles à Sherbrooke qui reçoivent la Francoderole », précise-t-il. « Je trouve ça vraiment l'fun, c'est un moment unique, c'est un privilège d'être sélectionné... »

Caleb et ses camarades peignaient l'oeuvre qui va poursuivre sa route. « Je trouve ça cool, c'est comme si on exposait de l'art au musée! »

Le projet caresse différents objectifs, dont celui de développer le sentiment d'appartenance des enfants envers leur communauté en utilisant l'art. « Ils s'approprient les lieux en faisant une murale. L'objectif est aussi un peu de démystifier le rôle de l'artiste : un artiste, il réfléchit, il pense... Il ne fait pas n'importe quoi comme cela », explique M. Arcand. « Au départ, j'avais comme objectif de faire participer 52 écoles, là je suis rendu à 506, après 14 ans... »

« C'est un jumelage de deux thèmes : francophonie et banderole, résume la directrice de l'école Saint-Esprit, Julie Cayer. Ici, ce qu'on a, c'est environ 1 % de toute la banderole qui se promène à travers les différentes villes francophones. » L'ensemble des quelque 225 élèves ont pu participer. Ils ont notamment été invités à travailler sur la culture et les communications. Ils ont donc eu l'occasion de poser des questions directement au ministre Luc Fortin.

« J'ai échangé un peu avec les grands qui réfléchissent au concept. L'idée, c'était un peu d'illustrer les missions de mon Ministère (...) Je leur ai demandé où ils étaient dans leur réflexion. Ils avaient de bonnes pistes. On a des artistes en herbes assez impressionnants », a-t-il commenté.




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