Un citoyen trop insistant expulsé du conseil

Denis Pellerin a été expulsé du conseil municipal... (Spectre Média, Julien Chamberland)

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Denis Pellerin a été expulsé du conseil municipal par des policiers lundi soir.

Spectre Média, Julien Chamberland

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(SHERBROOKE) Le citoyen Denis Pellerin a été expulsé du conseil municipal de Sherbrooke, lundi, pendant la période des questions. Le président du conseil, Serge Paquin, l'a invité à sortir alors que l'homme accusait un directeur de service d'avoir menti. Invité à garder le silence, le citoyen a continué à crier à partir de la zone réservée aux citoyens. Il a été raccompagné vers la sortie par les deux policiers attitrés au conseil municipal.

Le dossier en litige est celui du zonage du Provigo à Lennoxville. Le commerce avait déposé en 2014 une demande de changement de zonage qui lui permettrait d'aménager un centre de jardin à l'extérieur du bâtiment existant. Devant l'opposition citoyenne, cette demande a été retirée. Le règlement de zonage et de lotissement 1200, qui pourrait être adopté dans les prochaines semaines, permettra toutefois l'usage de centre de jardin s'il s'agit d'un usage principal.

M. Pellerin laissait entendre que le directeur du Service de la planification urbaine et du développement durable, Michael Howard, avait menti en lui communiquant de l'information à ce sujet.

« Quand ce sont des mensonges, ça ne me plaît pas », a dit M. Pellerin.

« Nous ne permettrons pas ça, M. Pellerin. Sortez donc. Vous ne viendrez pas dire que les gens sont des menteurs », a répliqué Serge Paquin.

« Provigo faisait déjà la vente extérieure d'articles de jardin, mais la Ville lui a distribué une infraction. Nous avons obtenu une ordonnance de la cour pour faire cesser cet usage. Le propriétaire avait fait une demande de changement de zonage, mais a finalement décidé de la retirer. Les élus n'étaient pas confortables à laisser ça comme ça, donc quand le règlement 1100 (qui précédait le règlement 1200) a été écrit, les élus ont refusé que le centre de jardin soit accordé comme usage accessoire. Mais si le Provigo ferme et que le centre de jardin devient un usage principal, ce serait permis », nuance M. Howard. « Ce serait toutefois étonnant, parce que le Provigo est en bonne santé financière. »

Le commerçant pourrait-il construire un bâtiment adjacent au sien? « Il faudrait qu'il divise son terrain en deux lots différents. Toutes les normes de stationnement s'appliqueraient, mais il ne reste pas beaucoup de place sur le terrain. Je ne crois pas qu'il pourrait y avoir une subdivision du terrain existant. »

Au final, Provigo ne peut pas vendre d'articles de jardin en usage complémentaire. Les modifications au règlement auraient été apportées à la demande du conseil d'arrondissement.




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