Le dépôt du projet pour la salle intermédiaire ne pouvait pas attendre

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Le projet de construction d'un lieu de diffusion spécialisé en théâtre et en danse pour l'enfance et la jeunesse, attendu à côté du Centre des arts de la scène Jean-Besré (CASJB), au coin des rues Wellington Sud et du Dépôt, pourrait bénéficier d'une aide fédérale de 2,7 M$.

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(Sherbrooke) Il était impossible d'attendre la confirmation de l'aide fédérale pour déposer le projet du lieu de diffusion spécialisé en théâtre et en danse pour l'enfance et la jeunesse au conseil municipal. C'est ce que laisse entendre le directeur du Service des sports, de la culture et de la vie communautaire à la Ville de Sherbrooke, Jean-Yves La Rougery.

Le projet, attendu à côté du Centre des arts de la scène Jean-Besré (CASJB), au coin des rues Wellington Sud et du Dépôt, pourrait bénéficier d'une aide de 2,7 M$ provenant du Fonds du Canada pour les espaces culturels de Patrimoine canadien. Le président du comité de la culture, Pierre Tardif, aurait préféré obtenir une confirmation du fédéral avant que la Ville dépose le projet.

« Nous voulions une résolution pour pouvoir déposer le projet au ministère de la Culture et des Communications. Il faut l'approbation du provincial avant que le fédéral confirme son aide financière parce que la culture est de compétence provinciale », explique M. La Rougery.

Selon lui, le seul moment où le financement est garanti est celui où l'engagement est signé. « Mais nous avons déjà eu des discussions et nous avons envoyé de l'information aux instances concernées. »

Quant au cadre financier de 8 M$, établi en 2010, Pierre Tardif s'interrogeait à savoir si les coûts de construction pouvaient avoir évolué. « C'est vraiment le cadre financier avec lequel on travaille. Chaque fois qu'il y a une dépense envisagée, on essaie d'obtenir le prix optimal pour nos besoins. Il y aura aussi des analystes de valeur qui s'assureront juste avant les plans et devis que nous payons le prix juste. Quand nous avons réalisé notre étude, nous savions très bien qu'il y aurait des délais et que nous devions en tenir compte », dit M. La Rougery.

Avril 2019

Pour Côté scène, partenaire du projet, cette aide financière permet enfin de voir le fil d'arrivée. La prise de possession de la salle intermédiaire est prévue en avril 2019. « L'aide du fédéral vient tout changer. Elle équilibre la contribution de la Ville. Elle rend plus solide notre structure. Mais nous continuons la campagne de financement qui vise à amasser 1 M$ parce que nous nous étions engagés à assumer 10 % du budget de construction. Il reste qu'on peut maintenant assurer les premières années de fonctionnement », explique la directrice de Côté scène, Lilie Bergeron.

L'argent supplémentaire servira à une campagne de promotion ou à l'organisation d'un événement majeur.

Mme Bergeron s'explique mal les réticences exprimées au conseil.

Elle se propose entre autres de rencontrer Hélène Dauphinais, qui ne comprenait pas que l'argent économisé par la Ville grâce à la contribution du fédéral soit refilée à Côté scène. « Peut-être que ça mérite que je la rencontre pour comprendre pourquoi c'est un problème de combler un manque dans le domaine culturel. Au final, la Ville s'était engagée à verser 3,4 M$. Elle ne donnera que 800 000 $ pour la construction, et ensuite, ce sera une contribution annuelle de 140 000 $ qui consolide le fonctionnement. »

Lilie Bergeron ne comprend pas pourquoi le président du comité de la culture voulait retarder le vote. « Personne ne veut mettre en place un projet qui ne tient pas la route. Je ne m'attends pas à ce qu'il soutienne tout à tout prix, mais la majorité des élus, les membres du milieu culturel et le conseil de la culture appuient le projet. Il est impossible d'avoir plus de garanties à ce moment-ci. La volonté politique est assez généralisée. »

Quant à l'architecture de la nouvelle salle destinée à la jeunesse, qui comptera 300 places, Mme Bergeron ne s'avance pas. Tout indique qu'elle devra au moins s'harmoniser avec celle de son voisin, le CASJB. Mais pas question de relancer le débat sur l'architecture du bâtiment.

« C'est vrai qu'il a été beaucoup critiqué, mais les gens qui entrent au CASJB sont très épatés. Louise Portal et Éric Bernier ont été impressionnés par le centre. J'aimerais qu'on parle de ça des fois. C'est un centre de production unique au Québec et il a vraiment un impact sur notre pratique et notre reconnaissance. »




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