Le statut de forêt ancienne réclamé au parc Victoria

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Les Amis du parc Victoria comptent revendiquer le statut de forêt ancienne pour une partie du parc.

Spectre Média, René Marquis

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(Sherbrooke) Les Amis du parc Victoria comptent revendiquer le statut de forêt ancienne pour une partie du parc. Il s'agit de l'une des priorités pour l'année 2017 qui ont été établies lors de la rencontre du regroupement jeudi soir.

C'est la partie située entre les rues du Cégep et Desaulniers qui est visée. « On parle notamment de la prucheraie. D'après certaines pancartes qu'on retrouve dans le parc, certains arbres pourraient avoir jusqu'à 400 ans. Ça demeure une approximation, mais un ingénieur forestier a parcouru le secteur avec nous et a réalisé une estimation rapide », explique Charles Savard, porte-parole des Amis du parc Victoria.

C'est probablement au courant du mois d'avril que le regroupement veillera à un suivi plus serré de la demande, qui doit être adressée au ministère de la Forêt, de la Faune et des Parcs. « Il y aura ensuite un examen attentif de la forêt, des arbres qu'elle contient, de leur âge... Le bois Beckett a obtenu cette désignation il y a un certain nombre d'années (en 2000). Elle permet d'avoir une protection supplémentaire pour la forêt. Tout ce qu'on y fait devient réglementé et on demande aux gens de rester sur les sentiers balisés. Une désignation prévient contre l'abattage d'arbres ou des aménagements qui pourraient déséquilibrer l'écosystème. »

M. Savard prévient que son association ne jouit d'aucune autorité sur le parc. « Nous jouons un rôle d'influence pour la préservation et le développement du parc. »

La conseillère Hélène Dauphinais voit l'initiative d'un bon oeil. « Les élus passent aux quatre ans, mais les citoyens demeurent. La Ville, c'est leur milieu de vie. Je souhaite que le comité soit pérenne. L'idée d'obtenir le statut de forêt ancienne protégerait le parc encore plus à long terme. Une fois cette reconnaissance obtenue, les interventions que nous pouvons faire sont limitées parce qu'on reconnaît la valeur du patrimoine. On est chanceux d'avoir ça. Le patrimoine écologique est important. »

Les Amis du parc Victoria comptent aussi approcher la Ville pour connaître ses intentions concernant un terrain situé à l'angle de la rue Desaulniers et du chemin des Pèlerins. « À ce moment-ci, dans l'ordre des priorités, nous n'avons pas précisé ce dossier, mais c'est un sujet sur lequel nous désirons nous pencher », mentionne M. Savard. L'objectif ultime serait d'agrandir le parc Victoria.

Parmi les autres dossiers qui seront inscrits à l'ordre du jour cette année, celui d'éclairer le stationnement de la rue Desaulniers et le parc canin inauguré l'an dernier. La possibilité d'aménager un sentier balisé entre le parc Victoria et le marais Réal-D.-Carbonneau a aussi été soulevée. La plantation d'arbres, l'ajout de balançoires neuves pour adultes et la réfection des installations sanitaires pourraient aussi faire l'objet de discussions.

Enfin, au mois de mars, la priorité sera donnée à contrer les activités de flânage liées à des actes sexuels dans le parc. La construction du parc canin devait contribuer à réduire ce flânage. « De ce que j'entends, il y en a encore et ça incommode les utilisateurs. Le comité rencontrera un policier communautaire pour traiter du problème. Ça n'a rien à voir avec l'orientation sexuelle des gens. Ce n'est simplement pas la place pour se livrer à des activités de la sorte », plaide Charles Savard.




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