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Le manège William disparaîtra d'ici dix ans

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Le garage du manège militaire sert également d'aire de rassemblement pour les militaires.

Spectre média, Frédéric Côté

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(Sherbrooke) Le manège militaire de la rue William fermera ses portes d'ici sept à dix ans et sera ensuite mis en vente. Les quelque 225 militaires du Sherbrooke Hussars et de la 52e Ambulance de campagne déménageront leurs activités au manège militaire Colonel-Gaétan-Côté de la rue Belvédère.

« Le problème du manège William est que les fondations sont poreuses. On ne peut pas les réparer. Selon nos analyses, ça reviendrait à déconstruire le bâtiment et à le reconstruire. Les coûts seraient faramineux. Dans la dernière année, nous avons fait des travaux de stabilisation et de nettoyage. Présentement, les employés peuvent y travailler de façon sécuritaire. Mais les moisissures finiront par revenir parce que la cause des problèmes n'a pas été éliminée », explique le lieutenant-colonel (Lcol) François Lagacé, commandant de l'Unité des opérations immobilières pour le Québec des Forces armées canadiennes (FAC).

Après une longue évaluation, la solution retenue a donc été de condamner le manège William pour consacrer un budget plus important aux rénovations et à l'agrandissement du manège Belvédère, qui pourra ainsi accueillir les quatre unités de réserve de Sherbrooke (voir autre texte). Pour l'instant, les Fusiliers de Sherbrooke et le 35e Régiment des transmissions (anciennement 714e Escadron des communications) sont les seuls occupants avec un peu plus de 300 membres.

« C'est la solution la moins onéreuse pour les FAC », explique le Lcol Lagacé.

Il faudra cependant de sept à dix ans avant de mener à bien les travaux qui permettront à environ 550 militaires de travailler ensemble au quotidien. Pendant ce temps, les membres des Sherbrooke Hussars et de la 52e Ambulance de campagne « continueront d'occuper le manège William et nous continuerons de l'entretenir », ajoute François Lagacé.

Investissement dans un seul manège

Rappelons que La Tribune dévoilait en février 2015 que les deux manèges militaires de Sherbrooke se trouvaient dans un état avancé de détérioration et nécessitaient des travaux d'urgence pour assurer la santé et la sécurité des travailleurs. En tout, neuf options étaient sur la table, dont la possibilité de rénover l'un des deux bâtiments et de se départir du second, de vendre les deux bâtiments pour en construire un nouveau ou encore de rénover les deux bâtiments.

Après plusieurs années d'analyse, c'est finalement la centralisation des quatre unités de réserve au manège Belvédère qui a été retenue.

« Le manège Belvédère est celui qui a le plus de visibilité comme il est situé au centre-ville. Et c'est surtout celui qui peut être rénové le plus facilement », ajoute-t-il.

L'hypothèse de fermer les deux manèges et de construire un nouveau bâtiment est maintenant écartée. « Ce n'est pas une option qu'on regarde », assure le haut gradé.

Les militaires sherbrookois ont toujours fait valoir que leurs deux manèges étaient très bien occupés, principalement celui de la rue Belvédère avec ses quelque 300 réservistes, et que c'était impensable de loger les quatre unités de réserve sous un même toit. « Les FAC ont redéfini des barèmes pour l'utilisation des espaces. On peut y loger plus de personnes dans un même bâtiment. Les manèges militaires ne sont pas des bâtiments qui sont utilisés à 100 % en tout temps... », explique le Lcol Lagacé.

En effet, seule une petite équipe permanente travaille quotidiennement pour les manèges militaires. Les autres membres sont des réservistes qui viennent aux entraînements et aux formations principalement les soirs et les fins de semaine.

« Les plans des travaux du manège Belvédère (voir autre texte) seront faits en fonction des besoins : on va prendre en considération leurs besoins en bureaux, en salles de classe, en entreposage, l'espace pour leurs véhicules... »

L'avenir des quatre unités de réserve est assuré, assure le lieutenant-colonel François Lagacé. «Oui, nous voulons garder les quatre unités à Sherbrooke. Nous investissons dans le manège dans le but de garder toutes les unités, les plus petites comme les plus grandes. Par exemple, il y a une unité médicale à Sherbrooke. Ce n'est pas parce qu'elle est plus petite que d'autres qu'elle est moins importante: on en a besoin », soutient-il.

Le terrain qui se trouve derrière le manège... (Spectre média, Frédéric Côté) - image 2.0

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Le terrain qui se trouve derrière le manège militaire de la rue Belvédère sert pour le moment de stationnement pour quelques véhicules militaires. Les pièces carrées grises que l'on aperçoit sur le mur de bâtiment sont les ancrages de la structure métallique qui a été rajoutée à l'intérieur afin de le renforcer.

Spectre média, Frédéric Côté

70 millions $ pour le manège Belvédère

De 60 à 70 millions de dollars seront investis au manège militaire Colonel-Gaétan-Côté de la rue Belvédère au cours des dix prochaines années.

« Les installations seront modernisées. Le manège deviendra moderne, comme nos nouvelles installations, tout en respectant l'architecture du bâtiment », explique le major Steeve Camirand de l'Unité des opérations immobilières pour le Québec des Forces armées canadiennes (FAC) au cours d'une visite des lieux avec La Tribune.

Chose certaine, de tels travaux sont longs à prévoir et longs à réaliser. « Nous pensons prendre possession du bâtiment rénové dans sept à dix ans », assure le lieutenant-colonel François Lagacé de la même unité.

Érigé en 1908, le bâtiment centenaire a dû subir plusieurs travaux de stabilisation au cours des dernières années pour assurer sa pérennité et la sécurité des militaires qui y travaillent.

Une structure en métal a été montée à l'intérieur du manège pour y mettre des ancrages. Ces travaux s'avéraient nécessaires parce que la structure démontrait des signes d'affaiblissement.

La toiture a dû être changée l'été passé puisque la membrane était percée.

À l'arrière du bâtiment, on a recouvert la brique à certains endroits pour sécuriser la maçonnerie qui se détachait.

Une des deux tours de la façade du bâtiment a été solidifiée, de même que l'une des arches.

Un agrandissement est aussi prévu. Situé sur le coin des rues Belvédère et des Fusiliers, le terrain qui loge le manège militaire est cependant bien étroit pour un agrandissement. À l'arrière et sur l'un des côtés du manège, une bande de terrain sert de stationnement pour quelques véhicules militaires.

« Nous ne sommes pas encore au stade des plans et devis... Mais oui, il y a de l'espace disponible... » , soutient le major Steeve Camirand.

L'étape des plans et devis n'est pas encore arrivée. « Nous sommes encore à déterminer les besoins des quatre unités », explique le lieutenant-colonel François Lagacé.

Sur le rôle d'évaluation foncière de la Ville de Sherbrooke, le terrain du manège est évalué à 545 000 $ et le bâtiment, à 1 521 000 $ pour un total d'un peu plus de 2 M$.

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