Décret anti-immigration : Bishop's pose un geste symbolique

Afin de s'opposer au décret présidentiel des États-Unis... (Archives, La Tribune)

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Afin de s'opposer au décret présidentiel des États-Unis interdisant aux ressortissants de certains pays d'entrer en sol américain pendant 90 jours, l'Université Bishop's renoncera aux droits d'admission des étudiants du premier cycle détenant un passeport de l'Iran, de l'Iraq, de la Libye, de la Somalie, du Soudan, de la Syrie et du Yémen, les sept pays visés par ce décret.

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(Sherbrooke) Afin de s'opposer au décret présidentiel des États-Unis interdisant aux ressortissants de certains pays d'entrer en sol américain pendant 90 jours, l'Université Bishop's renoncera aux droits d'admission des étudiants du premier cycle détenant un passeport de l'Iran, de l'Iraq, de la Libye, de la Somalie, du Soudan, de la Syrie et du Yémen, les sept pays visés par ce décret.

Les droits d'admission des étudiants de premier cycle pour ces pays sont d'environ 100 $. Le coût de cette mesure est minime pour Bishop's, compte tenu de la hauteur des coûts et du petit nombre d'étudiants concernés par cette initiative. L'institution anglophone compte actuellement une dizaine d'étudiants qui sont nés ou qui sont des citoyens de ces pays.

Le geste a une valeur symbolique. « C'est un geste sincère qui s'adresse à ceux et celles qui ont été touchés et qui ont maintenant moins de choix d'universités. Nous voulons démontrer que nous sommes ouverts à tous les étudiants intéressés à étudier au Canada et à Bishop's », indique-t-on à Bishop's.

« Soixante pays sont représentés sur le campus de l'Université Bishop's, dont certains sont touchés par le décret présidentiel », commente Dan Seneker, directeur de l'effectif étudiant à Bishop's. Bishop's renonce à ces droits pour l'année 2017-2018.

« L'inclusion et le sentiment de communauté sont au coeur des valeurs de notre établissement. Chaque année, nous ouvrons les bras à des étudiants et à des professeurs du monde entier. La population estudiantine, notamment, forme une riche mosaïque de cultures, de nationalités, de religions et de passion. La diversité joue un rôle important dans notre réussite à titre d'université... » a souligné le principal et vice-chancelier Michael Goldbloom.

Rappelons que les États-Unis, sous la gouverne du nouveau président américain Donald Trump, ont adopté un décret anti-immigration qui limite l'entrée de ressortissants de sept pays. Ce décret prévoit notamment que les réfugiés syriens ne peuvent plus entrer sur le territoire américain pour une période indéterminée.

Les droits de scolarité exigés aux étudiants internationaux atteignent 18 000 $ pour une année, comparativement à 2330 $ pour les étudiants québécois. Bishop's ne renonce toutefois pas à ces droits.

Dénoncer le racisme

Par ailleurs, un nouveau comité de l'Université de Sherbrooke intitulé « J'suis pas colon, mais... » tiendra du 20 au 24 mars une semaine intitulée « Je ne suis pas raciste, mais... » où les Québécois « qui ne se sont pas reconnus dans l'attentat de Québec » et « qui souhaitent dénoncer le double discours auquel nous assistons depuis trop longtemps » à se joindre au mouvement. Le comité, composé d'une dizaine de personnes dont la militante Mélanie Lemay, dévoilera les détails de la programmation prochainement.

Le comité estime qu'il est temps « que nous cessions de voir la société québécoise comme un lieu exempt de racisme, car les faits démontrent qu'il n'en est rien ». « Il est juste tellement omniprésent que nous ne le voyons plus. »

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