L'espoir demeure pour la prison Winter

À l'heure où Sherbrooke s'apprête à réaliser l'inventaire... (Archives La Tribune, Jessica Garneau)

Agrandir

À l'heure où Sherbrooke s'apprête à réaliser l'inventaire architectural et patrimonial de ses bâtiments, le projet de revitalisation de la prison Winter attend une réponse du gouvernement provincial.

Archives La Tribune, Jessica Garneau

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Sherbrooke) À l'heure où Sherbrooke s'apprête à réaliser l'inventaire architectural et patrimonial de ses bâtiments, le projet de revitalisation de la prison Winter attend une réponse du gouvernement provincial. Le directeur général de la Société d'histoire de Sherbrooke, Michel Harnois, ne perd pas espoir de voir sa vision se réaliser.

Dans notre édition de lundi dernier, la conseillère Chantal L'Espérance estimait qu'il faut sauvegarder la vieille prison puisqu'elle a marqué l'histoire. Rappelons que M. Harnois s'est lancé à la recherche de financement pour un projet de parcours d'interprétation, de jeux d'évasion et de soirées Meurtre et mystère. Une étude de marché révélait un marché potentiel de 45 000 visiteurs par année. Une pétition en ligne pour recueillir des appuis au projet avait permis d'amasser au moins 1500 signatures.

« Le dossier est entre les mains du ministre de la Culture [Luc Fortin] et de son ministère depuis environ un an. Nous n'avons rien de concret encore. Il est à l'étude pour des subventions potentielles. À partir du moment où un premier joueur dit que c'est intéressant, ce sera plus facile de convaincre les autres », estime Michel Harnois.

« Le Ministère a une oreille attentive. Ça se joue ailleurs que dans notre platebande. Notre projet est solide, rentable, et j'ai confiance. La conjoncture économique fait qu'il n'est pas nécessairement facile de prendre des décisions en ce moment. »

Michel Harnois raconte que la Société de sauvegarde de la vieille prison avait demandé au Ministère, en 1992, le classement de la prison comme édifice patrimonial. « Ils classent seulement s'il y a une nouvelle vocation qui permet au projet d'être rentable. Il n'y a pas eu de discussions depuis 1992 parce qu'il n'y a pas eu de projet. Pour le moment, je ne connais pas la teneur des discussions, mais je sais juste que le projet a été reçu positivement. »

Mobilisation du milieu

Au cabinet du ministre de la Culture, le député de Sherbrooke Luc Fortin, on confirme qu'un dossier a été déposé à la direction régionale et qu'on en est à l'étape de l'écoute des demandes du secteur. Pour classer le bâtiment, il faudrait une mobilisation du milieu, soit de la municipalité, des citoyens, de la Société d'histoire et du Ministère.

Michel Harnois comprend les réticences du milieu.

« C'est probablement lié à une méconnaissance du potentiel récréotouristique. Ce type de site a un pouvoir d'attraction énorme. À Kingston, la prison est ouverte de mai à septembre et accueille 50 000 personnes par année. À Trois-Rivières, elle est ouverte plus longtemps, mais reçoit aussi environ 50 000 personnes chaque année. Il y a des commerçants du centre-ville qui sont prêts à développer des partenariats avec nous... »

Il demeure convaincu que le gouvernement du Québec doit être le premier joueur à convaincre. Pourquoi pas la Ville de Sherbrooke, où Destination Sherbrooke avait conclu en 2015 que les prévisions d'achalandage et de retombées économiques ne justifiaient pas l'ampleur des investissements nécessaires, soit au moins 6 M$?

« Nous ne sommes pas propriétaires de la prison, alors il faut d'abord savoir si le site mérite une attention particulière de la part du gouvernement. La Ville ne pourrait pas absorber cette somme-là à elle seule », fait valoir Michel Harnois.

À Destination Sherbrooke, Amélie Boissonneau, coordonnatrice aux communications, indique que l'organisme reste prêt à « mettre en valeur des projets porteurs et réalistes qui permettront à Sherbrooke de rayonner » et qu'il est ouvert à entendre les éléments nouveaux sur le projet ou la rénovation du bâtiment.

Enfin, en attendant une réponse, la Société d'histoire compte embaucher un étudiant pour effectuer des recherches dans les archives de manière à préparer la mise en oeuvre du projet le moment venu. « Quand j'ai commencé à travailler là-dessus, je savais que ce serait un marathon », illustre Michel Harnois.




À lire aussi

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer