Parc scientifique : le complexe multilocatif coûtera plus cher

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Le complexe multilocatif projeté près du CHUS devrait coût 4,7 M$, soit 450 000 $ de plus que le budget présenté en septembre 2016.

Spectre Média, Marie-Lou Béland

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(Sherbrooke) Le complexe multilocatif que la Ville de Sherbrooke construira sur un terrain adjacent au CHUS, en partenariat avec Sherbrooke Innopole, le Comité de promotion industrielle de Sherbrooke et le Comité de promotion industrielle de Brompton, coûtera plus cher que prévu. Le dépassement de coût, initialement évalué à 1,4 M$, a été ramené à 450 000 $ après révision.

« Le dossier avait été adopté à la mi-septembre par résolution du conseil municipal. Le 10 novembre, nous avons ouvert les soumissions. Malheureusement, il y avait un écart budgétaire substantiel de 1,4 M$. D'une part, l'estimé budgétaire avait été sous-estimé et le type d'appel d'offres, avec devis de performance, était hybride pour avoir un immeuble qui répond à nos attentes. Le comité de gestion s'est concerté et nous avons revu le devis de performance pour regarder avec les professionnels au dossier comment réduire les coûts sans compromettre l'attraction du bâtiment face aux besoins des locataires », explique Nathalie Prince, directrice au développement des affaires à Sherbrooke Innopole.

« On est retournés en appel d'offres. On a toujours un écart budgétaire, mais il peut varier entre 280 500 et 450 000 $ », ajoute-t-elle.

Le prix varie selon le choix d'y installer ou pas un ascenseur et un système d'efficacité énergétique. Jean-Paul Longchamp, président du Comité de promotion industrielle de Brompton, explique que l'ascenseur peut être un atout pour un tel bâtiment. « Si on ne met pas d'ascenseur, il faut quand même mettre un système de monte-plats pour manipuler les produits utilisés dans les laboratoires. » Il y aura donc un ascenseur.

Rappelons que le projet de 4,77 M$ vise à construire un bâtiment de deux étages qui comptera une superficie de plancher de 20 000 pieds carrés. L'objectif est d'y regrouper des entreprises de la filière-clé des sciences de la vie.

La contribution annuelle de la Ville s'élève à 250 000 $, mais elle devra assumer un déficit d'exploitation, le cas échéant, jusqu'à ce que sa contribution totale atteigne 350 000 $. « Pour amoindrir les impacts pour la Ville, nous avons dû augmenter les prix de location d'environ 10 %. Ces prix demeurent compétitifs avec d'autres bâtiments semblables au Québec », explique Mme Prince.

Josée Fortin, directrice générale de Sherbrooke Innopole, confirme que les locataires ont accepté la hausse de coûts et ont signé leurs baux malgré tout.

Au moment de la présentation du dossier au conseil municipal, en décembre, le taux d'occupation du futur bâtiment, au premier étage, atteignait 97 %. « C'est un total de 46 % pour l'ensemble de la bâtisse. Nous avons dans le pipeline deux dossiers pour augmenter l'occupation. Donc à l'automne 2017, on parle d'une occupation totale de 52 %. C'est clair que nous allons continuer de travailler pour louer l'ensemble du bâtiment », confiait Josée Fortin.

Depuis, un des deux dossiers en chantier a débloqué. Le taux d'occupation est donc passé à 49 %.

Le conseiller Marc Denault s'est interrogé à savoir combien des entreprises disposant d'un bail étaient issues d'une relocalisation. « Combien sont de nouvelles entreprises? »

« Il n'y a pas de nouvelles entreprises. La plupart d'entre elles sont à l'Université de Sherbrooke. Comme ce n'est pas dans le mandat de l'Université de Sherbrooke d'héberger des entreprises, l'idée c'est de les sortir de là. Ils sont dans la faculté de médecine », explique Josée Fortin.

« On avait un risque de perdre ces entreprises au profit de Montréal ou d'autres villes qui avaient ce type de bâtiment parce qu'il n'y a pas d'autres endroits où ils peuvent aller. L'Université avait un deadline qui était immuable. C'est pour ça qu'il y avait une urgence d'avoir un bâtiment qui serait prêt pour le début de l'été », complète Nathalie Prince.

Une phase 2 n'est pas exclue.

« On a positionné le bâtiment sur le terrain qui n'est pas celui du coin. Le projet inclut des services de proximité et on jugeait que le terrain du coin se prêtait mieux à établir des services de proximité au premier étage et des laboratoires au deuxième étage. Le modèle d'affaires pour la phase 2 est encore à définir. On va vivre avec la phase 1 et voir comment ça va », ajoute Mme Prince.

Le complexe baptisé temporairement Espace Labz, devrait voir le jour en juillet. À terme, il créerait une soixantaine d'emplois.

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