Un restaurant dans l'ancien Ecobeat

Daniel Luc a acheté l'ancienne auberge de jeunesse... (Spectre Média, Frédéric Côté)

Agrandir

Daniel Luc a acheté l'ancienne auberge de jeunesse Ecobeat, sur la rue Wellington Sud, dans le but d'y installer un resto-bar, des bureaux et des appartements.

Spectre Média, Frédéric Côté

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Sherbrooke) Le bâtiment ayant abrité l'auberge de jeunesse Ecobeat a trouvé preneur. La vente sous contrôle de justice par appel d'offres s'est conclue alors que la Cour supérieure a adjugé le 138-146, rue Wellington Sud, au promoteur Daniel Luc, de Construction Regesco. Le prix d'achat est fixé à 525 000 $.

Sept soumissionnaires avaient déposé une offre pour l'édifice dont le prix minimum était de 345 000 $. La Ville avait pour sa part déposé une offre de 320 000 $ en 2016 avant que d'autres offres soient proposées.

Le promoteur projette d'y installer un restaurant au rez-de-chaussée. « C'est un quartier que j'avais dans l'oeil depuis un moment. J'ai un projet de restaurant au rez-de-chaussée. Il s'agira d'un resto-bar d'une soixantaine de places, mais pour les autres détails, j'attendrai qu'une entente soit signée pour les dévoiler. J'espère en arriver à une entente d'ici la fin de janvier ou au début de février », explique M. Luc, qui dispose d'espace au sous-sol si le resto-bar connaît du succès.

« Le deuxième étage serait réservé pour faire des bureaux. Nous parlons d'environ 3000 pieds carrés. Les autres étages seront rénovés de façon majeure pour faire des appartements. Certains de ces appartements n'ont pas été rénovés depuis une trentaine d'années. »

Des investissements d'environ 600 000 $ seront nécessaires pour remettre le bâtiment en état. Les travaux devraient commencer au printemps pour permettre l'ouverture du restaurant en mai ou en juin. Certains logements pourraient également être disponibles pour juillet. « Nous tenterons de rendre les autres appartements disponibles pour la rentrée de l'automne. »

Dans un communiqué, le maire Bernard Sévigny y voit un signe de l'enthousiasme soulevé par Well inc. « Avant la présentation de la vision du quartier de l'entrepreneur, ce site n'intéressait personne. [...] Force est de constater que nous avons réussi à susciter l'intérêt du privé qui souhaite implanter des projets structurants dans le quartier. Je suis heureux de constater que les gestes municipaux du mois d'octobre ont été en quelque sorte une bougie d'allumage pour la revitalisation de ce quartier. »

Daniel Luc confirme que Well inc. constitue une impulsion pour son projet. « Nous cherchions déjà dans le secteur, mais Well inc. est une bonne nouvelle pour notre investissement. Sans le quartier de l'entrepreneur, nous n'aurions pas cherché aussi gros et certainement pas sur Wellington Sud. Nous prenons un risque, mais si Well inc. se fait rapidement, nous serons contents. Il faudra toutefois que Sherbrooke commence ses travaux pour que nous puissions voir l'effet. Nous ne verrons pas de véritables changements avant. »

Daniel Luc se lance dans l'aventure avec un partenaire. Le propriétaire du restaurant devrait également s'associer au projet. 

Gilles Marcoux, responsable des projets privés du quartier Well inc. affirme pour sa part être en lien étroit avec le nouveau propriétaire. « Nous l'accompagnons dans la réalisation de son projet qui s'inscrit parfaitement dans la vision de développement du quartier de l'entrepreneur », dit-il dans un communiqué.

Daniel Luc est déjà propriétaire d'immeubles à logements sur les rues Victor-Dupuis et Dufferin.

L'Ecobeat avait fermé ses portes en décembre 2015. L'immeuble est évalué à 816 900 $.

Un projet qui pourrait faire boule de neige, croit Paquin

Le président du comité exécutif et conseiller du Centre-Sud, Serge Paquin, estime que le projet du promoteur Daniel Luc sera structurant pour la rue Wellington Sud. Cette première réalisation concrète d'un investisseur privé après l'annonce de Well inc. pourrait selon lui faire boule de neige.

« Il est assez évident qu'il y a un lien avec Well inc. Nous avions d'ailleurs manifesté notre intérêt pour cet immeuble, mais lors de la mise en vente, nous avons décidé de ne pas surenchérir. Nous savions qu'il y avait un projet intéressant, qui était celui-là, et qu'il serait structurant pour le quartier. Quand nous avions fait une offre, c'est parce que nous y voyions une opportunité, mais nous étions en discussion avec cet entrepreneur, avec Commerce Sherbrooke, et nous avions l'assurance que l'offre était sérieuse », commente Serge Paquin.

Si la Ville maintient être en relation avec des partenaires publics et privés, il s'agit là d'une première réalisation concrète. « Il y a plusieurs projets qui se discutent, mais c'est le premier pour lequel nous passons à l'action. Le restaurant, les bureaux et les appartements, c'est un mélange parfait qu'on souhaite pour le reste du centre-ville. »

Daniel Luc admet prendre un risque en attendant que Well inc. se déploie. « Nous sommes déterminés à mettre en oeuvre ce projet-là. Nous sommes à attacher des fils pour d'autres parties du projet. Quand on constate l'état des lieux, il faut avoir confiance que les investissements publics serviront de bougie d'allumage. »

Les choses avancent sur le plan technique, assure Serge Paquin, qui ne peut s'avancer sur un échéancier pour la démolition des immeubles achetés par la Ville, dont l'Hôtel Wellington. « Il est trop tôt pour faire des pronostics sur ce qui arrivera et quand. C'est clair qu'à partir du moment où la confiance s'installe, ça donnera le goût à d'autres d'y croire. »

Quant au terrain du Maysen Pub, acquis par la Ville, il accueillera un « projet d'une certaine envergure ». Il reste à déterminer lequel. « Nous avons franchi une étape importante en devenant propriétaires : nous sommes en parfait contrôle pour maximiser notre investissement. »




À lire aussi

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer