Les pompiers voudraient louer leur food truck

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Ghislain Déry s'est présenté au conseil municipal pour demander un assouplissement du règlement sur les camions de cuisine de rue.

Spectre Média, René Marquis

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(Sherbrooke) Les pompiers de Sherbrooke voudraient pouvoir louer leur camion de cuisine de rue à des restaurateurs qui souhaiteraient l'utiliser pendant l'été. La règlementation de la Ville, qui limitera à trois le nombre de ces camions sur son territoire l'an prochain, pourrait toutefois les en empêcher.

Ghislain Déry, responsable de la division cuisine de la campagne des jouets des pompiers, a exprimé ses inquiétudes au conseil municipal la semaine dernière. « Depuis un an, nous avons un food truck qu'on a mené avec plusieurs commerçants de la région. Nous sommes rendus à 55 000 $ que les commerçants de la région ont investi dans ce projet-là. Nous avons eu des demandes et nous avons offert à certains commerçants de se prévaloir de notre camion quand nous ne l'utilisons pas. »

Ledit camion sert généralement dans les événements privés. Il a entre autres été installé lors des tailgates du Vert & Or et au Festival du bacon. Le règlement de la Ville, qui permettrait toujours l'utilisation du camion dans ce contexte, vise toutefois à encadrer les restaurateurs qui se procureraient un camion. Ils devraient être en affaires depuis au moins un an.

« Le projet de règlement peut-il être modifié à notre demande? Nous n'avons pas besoin du camion à l'année. Nous avons vécu 35 événements cette année, qui sont tous privés, qui ne sont pas sur la voie publique et qui ne sont pas inclus dans la règlementation. Ceci dit, pour donner une visibilité à nos commanditaires, on le mettrait à la disponibilité des restaurateurs qui aimeraient essayer l'expérience food truck. Il faut comprendre qu'un food truck, ça coûte entre 125 000 et 150 000 $ et ça prend de bons délais pour bâtir ça. »

Selon M. Déry, la location d'un camion coûte entre 4000 et 5000 $ mensuellement. « Si les restaurateurs ont leur réponse en mars et qu'ils doivent être prêts en mai, c'est à peu près impossible d'arriver. Pourrions-nous trouver une façon de fonctionner qu'en échange d'un don à la campagne de jouets, on puisse prêter notre camion aux restaurateurs qui pourraient éventuellement demander un permis? On s'engagerait à s'asseoir et à donner une chance égale à tous les restaurateurs.

« Le règlement, dans la façon dont il est conçu, ça demande, pour avoir un permis, d'avoir pignon sur rue. Ça fait 76 ans qu'on existe, mais nous n'avons pas pignon sur rue... »

Le conseiller Serge Paquin a rapporté que la question du camion de cuisine de rue des pompiers avait été évoquée au moment d'élaborer le règlement. « À l'occasion d'un événement organisé par un organisme à but non lucratif, le règlement ne s'applique pas, mais pour ce que vous avez amené, il faudra en discuter. On verra s'il y a des adaptations à faire. »

M. Paquin avançait alors qu'on communiquerait dès le lendemain avec M. Déry.

Ghislain Déry attend toujours un appel de la Ville. « Je suis encore ouvert à discuter, mais il faut qu'on me rappelle pour ça. C'est une perche que je tendais, mais ils n'ont pas l'air de vouloir la prendre. Je ne sens pas une grosse ouverture de leur part. »

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