Terrains de soccer : Boutin défend l'urgence d'investir

Le conseiller Vincent Boutin défend avec vigueur la... (Archives, La Tribune)

Agrandir

Le conseiller Vincent Boutin défend avec vigueur la décision de la Ville de Sherbrooke d'investir dans l'amélioration des terrains de soccer, attaquant de front la proposition de sa collègue Hélène Dauphinais, qui juge « effrayant » le montant consacré à cet effort. « Si nous ne le faisions pas, c'était la sécurité des usagers qui était compromise », fait-il valoir.

Archives, La Tribune

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Sherbrooke) Le conseiller Vincent Boutin a sursauté en voyant les propositions de coupes dans le budget municipal 2017 que sa collègue Hélène Dauphinais propose sur son blogue. Celui qui occupe la présidence du comité du sport et du plein air ne comprend pas, entre autres, la suggestion de réduire le montant investi pour la réfection des terrains de soccer.

Dans un article publié mercredi dans La Tribune, Hélène Dauphinais disait trouver « effrayant la quantité d'argent que nous mettons dans les terrains de soccer ».

M. Boutin a invité ses abonnés Facebook à formuler leur désaccord avec Mme Dauphinais. « Si vous êtes comme moi et trouvez qu'au contraire, c'est plutôt certains de nos terrains qui étaient effrayants et qu'on se devait d'investir et de mettre des efforts dans la réfection de nos terrains sportifs, je vous demande d'aimer et de partager cette publication », écrivait-il.

En quelques heures, les réponses attendues ont dépassé ses attentes. « C'est sûr que tout le monde aurait été content d'un gel de taxes à court terme. Mais il faut parfois être courageux et investir tout de suite pour la suite des choses. Si on attend et qu'on frappe un mur, ça coûtera peut-être le double ou le triple. »

Vincent Boutin rappelle que les élus ont choisi de dresser un portrait de l'état des terrains de soccer en 2014 pour se donner un plan d'action. « Nous voulions savoir combien ça coûterait pour rendre tous les terrains sécuritaires et décider sur combien de temps nous devions investir. »

Plan de sept ans

La décision aura finalement été de réaliser un plan sur sept ans. Pour les trois premières années, 1,7 M$ ont été budgétés. « Si nous ne le faisions pas, c'était la sécurité des usagers qui était compromise. »

Les 615 000 $ prévus pour les terrains de soccer visent à terminer les travaux aux parcs Saint-Alphonse et Quintal. « Nous ferons aussi les plans et devis pour les futurs terrains du secteur René-Lévesque. Nous pourrons augmenter l'offre de service dans ce secteur pour que les enfants puissent jouer dans leur quartier. » Ces terrains sont prévus au plus tôt pour 2018, mais tout dépendra du financement nécessaire et des décisions du conseil élu en novembre 2017.

Vincent Boutin sert un camouflet à sa collègue Hélène Dauphinais au passage. « Nous avons passé deux jours en lac-à-l'épaule à discuter du budget et le vendredi, Mme Dauphinais n'était pas là. Elle travaillait, c'est normal, mais nous sommes supposés travailler dans le même sens. On ne peut pas gagner à tous les coups, mais il faut trouver le meilleur aménagement pour tout le monde. C'est une fois que le budget est adopté que Mme Dauphinais fait ses recommandations. J'avais un malaise avec ça. Je comprends que nous n'ayons pas la même vision, mais autour de la table, les membres du conseil semblaient trouver que c'était une bonne idée d'investir dans les terrains de soccer. Il faut voir le mur arriver et investir. Si elle n'est pas d'accord, qu'elle prépare une plateforme et qu'elle vende ses idées à la population lors de la prochaine élection. Les gens veulent une ville prospère, animée et sportive. Si on coupe tout ça, on ne se distingue plus. »

« Une ville bien triste »

La conseillère Diane Délisle a aussi lancé des salves contre Hélène Dauphinais sur sa page Facebook mercredi après-midi. « C'est désolant de lire dans La Tribune de ce matin les propositions manquant autant de réalisme et d'objectivité qu'évoque la conseillère Hélène Dauphinais dans son scénario minceur pour le budget municipal. Les éléments qu'elle souhaite supprimer répondent pourtant à des objectifs mûrement réfléchis », écrivait-elle.

« Je me permets de souligner que le budget d'exploitation a été discuté en l'absence de Mme Dauphinais. Cette dernière se disait indisponible lors de cette journée cruciale. Bref, c'est d'une grande tristesse une vision à si court terme... à 11 mois des élections, il faut bien le dire... », ajoute-t-elle.

« Nous aurions une ville bien triste si on soumettait nos citoyens aux priorités de Mme Dauphinais. »

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer