La Ville réduit sa contribution à la Corporation de l'aéroport

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Tout en poursuivant ses démarches pour dénicher un transporteur aérien, la Ville de Sherbrooke a réduit de 450 000 $ sa contribution pour 2017 à la Corporation de l'aéroport.

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(Sherbrooke) La contribution de la Ville à la Corporation de développement de l'aéroport de Sherbrooke (CDAS) a été réduite de 450 000 $ pour 2017. Le conseiller Pierre Tardif s'interrogeait lundi à savoir s'il était toujours pertinent d'investir dans l'aéroport alors que, selon lui, le projet « vivote ». Pourtant, le maire Bernard Sévigny affirme que les démarches pour dénicher un transporteur aérien se poursuivent et sont toujours nécessaires.

« C'est loin d'être mort, mais c'est laborieux. On ne lâche pas le morceau et on continue à travailler. Là ça prend une entente avec une compagnie aérienne. C'est le point de départ », lance M. Sévigny.

Pourquoi, alors, le budget de la CDAS a-t-il été amputé? « En 2016, nous avions budgété en prévoyant des vols pour les quatre derniers mois. Pour 2017, le budget est prévu sans les activités de vol parce que nous ne sommes pas proches de signer une entente. Si nous avons une entente, nous reviendrons au conseil pour trouver les fonds », explique le président de la CDAS, le conseiller Julien Lachance.

Il reste que des surplus estimés à 130 000 $ seront dégagés à la CDAS pour 2016. Ils pourraient être investis dans l'achat d'équipements qui sont loués à la Ville de Sherbrooke pour le moment, ce qui économiserait des frais de transport.

Bernard Sévigny mentionne que les démarches sont toujours réelles pour trouver un transporteur. « Il y a des rencontres qui sont prévues pour le mois de janvier. [Lundi] matin, j'ai passé une demi-heure au téléphone avec le dirigeant d'une compagnie aérienne. On le travaille, le dossier. Je ne vous appelle pas chaque fois pour dire que notre consultant nous amène une opportunité. »

La Ville a effectivement mandaté un consultant pour l'aider dans ses démarches, un contrat octroyé par la direction générale de la Ville, selon Julien Lachance. « C'est la direction générale qui a développé l'expertise pour négocier avec les compagnies aériennes. Le directeur général de la CDAS n'a pas cette responsabilité première. C'était même précisé dans ses tâches. Il est là pour appuyer la négociation et travailler au développement des projets à l'aéroport », explique encore M. Lachance. « Il y a d'autres choses dont je ne peux pas parler, mais son mandat n'est pas que de gérer l'aéroport. Il voit aussi au développement autour. »

Pour la mécanique, Bernard Sévigny mentionne qu'à partir du moment où une entente est signée, « [la Ville] sera obligée de se prévaloir de la formule des conservateurs, soit le recouvrement de coûts. On sait que c'est beaucoup d'argent, que ce sont des millions, et que si on ne vend pas suffisamment de billets, nous serions le seul aéroport au Canada où on payerait la différence ».

Autrement dit, une partie du coût des services liés à la sécurité serait facturée sur chacun des billets.

« Pour le recouvrement de coût, je pense que nous sommes dans une période transitoire. Si ça vaut la peine d'absorber les coûts dans une période transitoire, on va le faire. Le plan A, c'est toujours d'avoir l'ACSTA (Administration canadienne de la sûreté du transport aérien) comme les autres aéroports ont (NDLR : à coût nul pour la Ville). À partir du moment où on a un deal, c'est une question de deux, trois semaines pour avoir la désignation. On entrerait les équipements. Tout a été rénové en fonction de ça. Il ne reste qu'à mettre les équipements dedans. »

« Une entente veut dire fort probablement d'offrir des garanties à des compagnies aériennes et des garanties, ce sont des fonds publics. Nous essayons de jauger ce qui est raisonnable pour avoir un service comme celui-là qui est très attendu par la communauté d'affaires. Nous avons une carence importante dans les outils de développement économique et c'est l'aéroport. »

Si une entente survenait en 2017, où la Ville puiserait-elle les fonds nécessaires? « On n'est pas à quelques centaines de milliers de dollars près. On est capable de les trouver. Il y a des projets qui arrivent au mois d'août et on les trouve, les sous. Ce ne serait pas la première fois qu'on se tournerait de bord quand il y a une opportunité. »

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