Au micro du conseil pour exprimer son ras-le-bol des taxes et tarifs

Lors de l'adoption du budget par les élus, lundi soir, le conseiller Rémi... (Archives La Tribune, Marie-Lou Béland)

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(SHERBROOKE) Lors de l'adoption du budget par les élus, lundi soir, le conseiller Rémi Demers a souligné qu'une citoyenne lui avait remis une pétition de 50 signatures pour exprimer le ras-le-bol de son voisinage devant l'augmentation constante des taxes et des tarifs.

Cette citoyenne. Louise Roy, a d'ailleurs pris le micro lors de la période de questions.

« J'ai parcouru mon quartier et fait signer une pétition d'environ 50 personnes. Je suis la porte-parole de ces gens qui m'ont demandé de venir livrer leur message sur leur vécu de tous les jours à l'égard de toutes ces augmentations que nous vivons », a-t-elle lancé en citant l'augmentation des taxes scolaires, des tarifs d'électricité, du prix du panier d'épicerie et du prix des logements.

« Les gens en arrachent et se demandent où ils pourront couper. Un couple âgé dans les 80 ans dit : vous n'avez pas idée des efforts que nous faisons toutes les semaines pour regarder les circulaires et courir dans les magasins pour les objets de nécessité de tous les jours. Un monsieur qui a zéro pour cent d'augmentation est révolté de voir les engagements pour les augmentations des employés de la Ville pour cinq ans. On n'en peut plus, on est étouffés, on a de la misère à se tenir la tête hors de l'eau. Et pourtant, ce sont des gens qui travaillent », cite Mme Roy.

Elle mentionne aussi le cas d'une dame travaillant pour 12,50 $ de l'heure et dont les heures de travail ont été réduites. « Elle a dû se résigner à faire une demande de panier de Noël.

« Personnellement, ma pension a augmenté de 0,89 %. Forcément, le calcul n'est pas dur à faire que je vais m'appauvrir d'année en année. Les gens sont très cyniques, écoeurés. Ils ont peu d'espoir, pour ne pas dire pas d'espoir. Ils n'ont pas l'impression que quelqu'un parle en leur nom autour de la table du conseil et pourtant, on vous a tous élus pour parler en notre nom. Est-ce que seuls les contribuables doivent faire des coupes dans leurs budgets? Nous avons l'impression que vous ne gérez pas nos affaires, que vous êtes en train de nous digérer. Affamer les gens, ce n'est pas une bonne idée. »

«Il faut investir dans nos infrastructures et renflouer les caisses des régimes de retraite.»


Le maire Bernard Sévigny s'est dit sensible au témoignage de Mme Roy. « Effectivement, quand on dit que le budget municipal n'est pas facile à boucler, je comprends qu'il y a une perception, mais en même temps, nous vivons dans une ville avec des infrastructures que les gens utilisent. Il faut investir dans nos infrastructures. Nous devons aussi renflouer les caisses des régimes de retraite. Nous n'avons pas le choix. Il faut honorer cet engagement qui a été signé dans les années 1970. »

M. Sévigny a aussi précisé que c'est le gouvernement du Québec qui fixe les augmentations de salaire des élus. « Pour 2008 à 2014, la hausse des élus avait été de 12,1 %. Celle des employés municipaux était de 17,5 %. Si on refaisait l'exercice pour une période de sept ans incluant les deux dernières années, ce serait probablement dans les mêmes eaux », dit Serge Paquin, président du comité exécutif.

Le maire a rappelé que c'est la dernière fois qu'un conseil à 20 élus adopte le budget. « Après les prochaines élections, nous serons 15. Ça fait partie des efforts pour contrôler le budget. »

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