Nouvelle convention des cols blancs : cinq conseillers votent contre

L'entente de principe intervenue avec les cols blancs... (Spectre Média, René Marquis)

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L'entente de principe intervenue avec les cols blancs et les professionnels de la Ville de Sherbrooke a été entérinée par les élus, lundi, au conseil municipal.

Spectre Média, René Marquis

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(Sherbrooke) L'entente de principe intervenue avec les cols blancs et les professionnels de la Ville de Sherbrooke a été entérinée par les élus, lundi, au conseil municipal. Nicole Bergeron, Julien Lachance, Hélène Dauphinais, David Price et Annie Godbout ont toutefois enregistré leur dissidence.

La nouvelle convention, d'une durée de cinq ans, touche 465 employés. Elle prévoit des augmentations de salaire de 2 % par année et l'ajout d'un congé férié. L'entente permet de régler le dossier de la relativité salariale, entraînant la dissolution de l'équipe consacrée à ce dossier, ce qui représente une somme de 200 000 $ en salaires.

Parmi les ajustements apportés à la convention collective, l'horaire d'été, de 32,5 heures par semaine, est remplacé par des semaines de travail normal de 33,75 heures. En conséquence, 5300 heures de présence au travail sont ajoutées en période estivale. Une plus grande efficacité pour la dotation des postes représente par ailleurs des gains de 60 000 $ par année.

Il reste maintenant à conclure des ententes avec les brigadiers scolaires, le personnel aquatique et les pompiers.

La ratification de l'entente a néanmoins soulevé à nouveau le débat sur le contrôle de la masse salariale à la Ville.

« Ce n'est pas un signal que je veux envoyer pour dire que c'est un travail bâclé par l'équipe de négociation, mais si jamais c'était la dernière fois que je pouvais m'exprimer par rapport à cet inconfort lié à la masse salariale : c'est un des éléments sur lesquels on peut avoir un contrôle. Semble-t-il que nous ne réussissons pas à faire en sorte de diminuer l'écart appréciable dans la rémunération globale avec les employés provinciaux. Seuls, on ne peut pas y arriver. C'est avec l'ensemble des villes que nous pourrions y arriver. Force est d'admettre que les autres n'abordent pas ce problème non plus », a commenté Nicole Bergeron.

« Je comprends votre position et heureusement qu'il n'y en a pas 13 qui pensent comme vous, sinon nous n'aurions pas de convention. Le projet de loi 110 [sur le régime de négociation des conventions collectives] n'est pas tombé du ciel. C'est parce que nous avons travaillé ensemble pour faire des pressions. Je comprends que vous soyez dissidents : c'est ce qui m'a animé dans les négociations pour le projet de loi. C'est sûr que pour les prochaines conventions, un nouveau cadre s'appliquera », a réagi le maire Bernard Sévigny.

« Ce n'est pas parce qu'on vote en faveur qu'on fait du je-m'en-foutisme. C'est la dernière fois que nous négocions dans ce cadre-là et il faut signer la convention à un moment donné », a ajouté Diane Délisle.

Chantal L'Espérance a rappelé que les élus s'étaient entendus sur un cadre financier et qu'il avait été respecté. « Il faut noter qu'il y a des gains aussi à l'intérieur de cette négociation, notamment pour l'horaire d'été. »

« Oui on fait des gains à certains égards. Ceux qui restent, leur salaire augmente quand même de beaucoup », a fait valoir Hélène Dauphinais.

« Il faudrait toujours que le monde municipal se serre les coudes dans les négociations. C'est la grâce qu'on se souhaite pour l'avenir », a conclu Serge Paquin.

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