Annie Godbout défend sa présence à Sherbrooke Innopole

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Annie Godbout

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(SHERBROOKE) Membre du conseil d'administration de Sherbrooke Innopole, la conseillère Annie Godbout a réagi par voie de communiqué à la controverse concernant la présence d'élus au C.A. de l'organisme paramunicipale.

Le maire Bernard Sévigny est lui aussi membre du même conseil d'administration.

Rappelons que le comité de la gouvernance de Sherbrooke Innopole recommande au conseil municipal de revoir la pertinence de la présence des élus au sein du conseil d'administration. La conseillère Hélène Dauphinais s'était étonnée que le maire n'intervienne pas pour fermer cette porte rapidement. Le président du C.A., Pierre Tremblay, évoque un malaise alors que le politique s'immisce dans les discussions.

Mme Godbout s'en prend d'ailleurs au maire, s'étonnant qu'il fasse preuve d'ouverture à la suggestion émanant du C.A. de Sherbrooke Innopole. Elle souligne que la recommandation survient à 11 mois des élections. « La situation est d'autant plus intrigante que Bernard Sévigny, qui comme moi, représente la Ville au conseil d'administration de Sherbrooke Innopole, semble ouvert à une telle éventualité », déclare-t-elle dans le communiqué.

La conseillère ne comprend pas qu'il soit question de malaises au conseil d'administration.

« Si le fait de poser des questions, d'exiger des rapports de performance ou de se soucier de l'augmentation alarmante des budgets s'appelle faire de la politique, et bien oui, je suis coupable.

« Au cours des années, il y a eu à Sherbrooke plusieurs modèles de sociétés de développement économique auxquelles ont toujours siégé des représentants du conseil municipal. Pourquoi tout à coup leur présence serait devenue un problème? »

Annie Godbout comprend que ses interventions peuvent déranger. « Il faut constamment se rappeler que Sherbrooke Innopole est un organisme municipal, financé par les taxes des contribuables sherbrookois. C'est mon devoir de défendre les intérêts des citoyens et citoyennes au conseil d'administration. C'est une question de responsabilité et d'imputabilité. »

Mme Godbout comprend que les dossiers touchant des entreprises en négociation ne peuvent pas être discutés publiquement. « Lorsqu'il s'agit de gestion, de structure organisationnelle ou de budgets, tout à Sherbrooke Innopole doit être ouvert et transparent », lit-on dans le communiqué.

La décision de retirer ou non les élus du conseil d'administration de Sherbrooke Innopole reviendra au conseil municipal.

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