Présence des élus au C.A.: Sherbrooke Innopole clarifie sa position

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Si les membres du C.A. de Sherbrooke Innopole suggèrent de revoir la pertinence que des élus siègent au conseil d'administration de l'organisme de développement économique, c'est pour dissiper le malaise et éviter que les décisions soient dictées par le politique.

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(Sherbrooke) Les membres du C.A. de Sherbrooke Innopole n'en ont pas contre le maire Bernard Sévigny ou la conseillère Annie Godbout. S'ils suggèrent de revoir la pertinence que des élus siègent au conseil d'administration de l'organisme de développement économique, c'est pour dissiper le malaise et éviter que les décisions soient dictées par le politique, explique Pierre Tremblay, président du C.A.

« Chaque année, nous envoyons un questionnaire à chaque administrateur pour nous assurer que le C.A. est fonctionnel. Cette année, nous avons relevé un malaise en raison de la présence des élus. Il a toujours existé, mais il était peut-être plus fort que les autres années. Les administrateurs jugeaient que des enjeux politiques s'inséraient dans les discussions », explique M. Tremblay.

Un comité a été mandaté pour proposer une solution. Ledit comité a effectué des comparaisons avec les autres villes du Québec et propose qu'il n'y ait plus d'élus au C.A. de Sherbrooke Innopole. « Pour être honnête, la majorité des sociétés paramunicipales ont des élus à leur C.A., mais le contraire existe à Québec. Nous avons aussi regardé le C.A. d'Hydro-Québec, où on ne trouve pas d'élus provinciaux. »

Mais à quoi peut-on attribuer ce malaise? L'idée qu'Annie Godbout pourrait affronter Bernard Sévigny à la mairie crée-t-elle des tensions? « Pas du tout. C'est une recommandation qui n'est pas personnalisée. J'ai beaucoup de respect pour Mme Godbout et M. Sévigny. Leur travail est impeccable. Nous nous retrouverions dans la même situation si c'étaient des élus différents. Ça peut être une combinaison de facteurs : l'arrivée de nouveaux membres, de nouvelles façons de voir les choses, les sujets qui ont été discutés. »

Pierre Tremblay estime que les mécanismes de contrôle existants suffisent pour justifier une reddition de compte efficace et pour que les décisions soient suffisamment encadrées. « Les membres du C.A. sont approuvés par la Ville. Le président est approuvé par la Ville et un représentant de la Ville agit comme observateur à chacune des réunions. Les administrateurs sont des gens d'affaires capables de gérer des budgets. Nous sommes là pour faire du développement économique pour Sherbrooke, pas pour faire de la politique. »

M. Tremblay ne juge pas incongrue l'idée d'évincer les élus du conseil d'administration au moment où le maire Bernard Sévigny lance un chantier économique important avec les initiatives Entreprendre Sherbrooke et Well inc. « Rien n'empêche de travailler avec les élus sur des projets précis. »

Quoi qu'il arrive, les administrateurs se plieront à la décision des élus municipaux, qui seront ceux qui devront prendre la décision finale concernant la composition du C.A.

À Destination Sherbrooke, le président Rémi Demers ne rapporte aucune critique sur la composition du C.A., même si une crise avait ébranlé l'organisme paramunicipal en 2014, quand trois administrateurs avaient démissionné. Ils déploraient alors le peu de marge de manoeuvre des administrateurs. « Les membres du C.A. comprennent bien ce qui est de la compétence municipale, soit les immobilisations. Ils ont la pleine liberté pour la gestion du budget d'exploitation. Nous avons des discussions très franches. Les non-élus prennent bien leur place. J'ai même proposé qu'on fasse une évaluation du C.A. et les membres ont avancé qu'ils étaient à l'aise de le dire si quelque chose ne va pas. L'équilibre est fragile entre ce qui est de la compétence du C.A. et de celle de la Ville. Il faut garder la motivation de nos bénévoles et ils doivent sentir qu'ils ont un poids dans les décisions. »

M. Demers estime que la présence des élus est importante aux conseils d'administration. « Il faudra travailler fort pour me convaincre du contraire. Nous représentons la population. La présence des élus est importante, mais il ne faut pas non plus remettre constamment en doute les décisions prises au sein des paramunicipales. »

Louisda Brochu, président de Commerce Sherbrooke, donnait un peu le même son de cloche. L'autoévaluation du C.A. vient de prendre fin. Si les résultats ne sont pas complètement compilés, l'idée de revoir la composition du C.A. n'a pas été évoquée. « Les membres semblent satisfaits de l'équilibre. À partir du moment où il y a des sommes importantes à gérer, il est important que tous soient représentés. »

Le directeur général Gilles Marcoux, responsable de compiler les résultats du sondage, se dit satisfait de la présence des élus au C.A. et confirme que la totalité des répondants sont satisfaits du temps de parole qui leur est imparti.

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