Aucun conseiller sherbrookois à l'assemblée générale du RÉMI

Rémi Demers... (Archives La Tribune, Frédéric Côté)

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Rémi Demers

Archives La Tribune, Frédéric Côté

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(SHERBROOKE) Le jeune Regroupement des élus municipaux indépendants pour la démocratie (RÉMI) a constitué son conseil d'administration et choisi son président, dimanche, sans qu'un seul élu de Sherbrooke assiste à son assemblée générale annuelle qui avait lieu à Montréal.

«J'avais averti le regroupement que je ne pouvais pas être présent le 27», précise Rémi Demers, qui n'en est pas moins vivement intéressé par le combat que mène l'organisme pour une meilleure équité entre les élus indépendants et les membres d'un parti politique.

«Le regroupement a sa raison d'être, j'y crois toujours, mais il faut que la mobilisation déborde de Sherbrooke et de Gatineau», ajoute-t-il.

Se faisant le porte-parole des élus de Sherbrooke membres du RÉMI, son collègue David Price précise qu'il avait eu l'occasion de discuter avec la fondatrice du RÉMI Sylvie Goneau la semaine précédente et que l'agenda du week-end était décidément trop chargé, avec le lac-à-l'épaule budgétaire notamment, pour se déplacer à Montréal dimanche.

«On a eu une discussion locale, les membres du RÉMI, et on est tous d'accord pour penser que l'organisme va se développer davantage après les élections municipales de 2017, met en perspective M. Price. Changer des lois et des structures, ça ne se fait pas à l'intérieur d'une année.»

Créé en janvier dernier, le RÉMI n'avait pas encore tenu son assemblée de fondation. Il a néanmoins convaincu le ministre Martin Coiteux, lors de la révision du projet de loi 83, de l'importance d'une représentation municipale indépendante et a obtenu la permission pour les élus indépendants de financer leur campagne un an avant l'année électorale.

Sièges vacants

Or le mois dernier, le quotidien Le Droit écrivait que plusieurs élus de Sherbrooke, membres du RÉMI, interpellaient Mme Goneau pour accélérer la cadence et définir les priorités d'action.

Mme Goneau, qui se présentera à la mairie de Gatineau en 2017, a donc passé le flambeau de la présidence au conseiller municipal de Gatineau Jean-François LeBlanc.

«Mon premier devoir en tant que président sera de combler les sièges vacants du c.a. avec des membres des autres régions de la province, a dit M. LeBlanc par voie de communiqué. L'importance de travailler ensemble, de collaborer et d'augmenter le nombre de membres est primordiale. Le droit pour un élu indépendant de se financer sur deux ans fut une bonne nouvelle, par contre, il reste beaucoup d'iniquités entre les élus indépendants et les partis politiques.»

Mme Goneau demeurera impliquée dans le regroupement à titre de membre du c.a.

 

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