La hausse de taxes dépassera l'inflation à Sherbrooke

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Le plan d'optimisation à la Ville de Sherbrooke commence à porter ses fruits, mais pas suffisamment pour maintenir la hausse de taxes sous l'IPC en 2017, laisse entrevoir le maire Bernard Sévigny, au lendemain du lac-à-l'épaule budgétaire de vendredi et samedi.

Spectre Média, Jessica Garneau

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(Sherbrooke) Le budget municipal 2017 à Sherbrooke n'imposera pas aux contribuables des hausses de taxes aussi importantes que celles de l'année dernière. À la sortie du lac-à-l'épaule permettant aux élus de débattre des choix budgétaires samedi, le maire Bernard Sévigny indiquait que les effets du plan d'optimisation à la Ville de Sherbrooke commencent à se faire sentir.

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Le maire Bernard Sévigny estime que les discussions se sont déroulées dans l'harmonie pendant l'exercice qui se tenait vendredi et samedi à l'hôtel de ville.

Spectre Média, Maxime Picard

D'emblée, M. Sévigny confirme ce que d'aucuns savaient déjà : la hausse de taxes sera supérieure à l'indice des prix à la consommation. « C'est certain qu'un effort sera demandé aux contribuables. Dans la vie de tous les jours, il y a une croissance des coûts. Nous en sommes arrivés à une proposition raisonnable, qui sera dévoilée le 19 décembre. »

L'indice des prix à la consommation avoisine 0,6 %. Il aurait fallu tout un tour de force pour maintenir la hausse sous l'IPC. Le maire admet ne pas y être parvenu. La hausse de taxes de l'an dernier, elle, s'élevait à 4,77 %. « Nous avons attaché un budget raisonnable et à la fois respectueux des contribuables. À 4,77 %, c'était exceptionnel. Nous étions allés chercher 2 % pour l'asphaltage et je pense que les gens ont vu la différence. »

Le plan d'optimisation, qui vise à réduire la taille de l'appareil municipal, commence à porter ses fruits. « Nous avons coupé 70 postes. Nous commençons à le sentir. Nous sommes davantage en mesure de contrôler la croissance des dépenses. Ce n'était pas de gaieté de coeur que nous avons imposé des hausses de 4,77 %, et ce ne sera pas dans cette mesure cette année. »

Parmi les pressions sur le budget, M. Sévigny cite les coupes à Hydro-Sherbrooke, qui représentent 2,8 M$. « Dans l'absolu, c'est environ 1,5 % de taxes si nous l'appliquons tel quel. »

La part du municipal pour financer le transport en commun demeurera importante cette année, encore une fois supérieure à la cible de 33 % que souhaiterait atteindre la Ville. « Il y a aussi les infrastructures qui sont dans l'état que nous connaissons. Et il y a des virages que nous devons prendre à l'interne pour les systèmes informatiques et pour les communications. Ce sont des incontournables. Nous ne pouvons pas faire d'économies sur l'efficacité des services publics. »

Dans le même sens, le développement est à nouveau mis en veilleuse pour des raisons budgétaires. « Nous faisons un peu de développement, mais pas comme je le souhaiterais. Des projets seront reportés, mais certains pourraient être devancés. Nous avons un plan de match pour les grands projets. »

Well inc. et le boulevard René-Lévesque en priorité

Si Bernard Sévigny ne souhaite pas donner d'exemples concrets, il confirme néanmoins que des sommes sont réservées pour la construction du boulevard René-Lévesque. « Nous avons pris des engagements. La troisième école primaire doit ouvrir en 2018. Notre responsabilité est de construire l'accès. Il faut y aller. Ce n'est pas un choix. »

Idem pour Well inc., projet pour lequel des sommes ont été réservées. « Je ne vous dis pas combien ni pour quels projets, mais il y a des actions qui sont budgétées. C'est une volonté du maire et du conseil. On ne peut pas envoyer une stratégie comme ça et dire ensuite que nous n'avons pas d'argent pour la réaliser. »

Les élus ont aussi provisionné l'équivalent des 2 % d'augmentation de salaire qui sont prévus pour les employés municipaux. « C'est l'orientation qui avait été adoptée par le conseil avant même la signature de la convention avec les employés d'Hydro-Sherbrooke. Nous ne sortons pas un lapin de notre chapeau. Ces 2 % doivent paraître dans les projections. »

Les surplus accumulés, dans lesquels la Ville puisait justement pour les premiers jalons de Well inc., devaient avoisiner les 3 M$, peut-être un peu plus. « Les marges sont minces. Nous n'avons pas le loisir d'avoir des marges élevées. Nous essayons de ne pas être trop à risque. Trois ou quatre millions, sur un budget de fonctionnement de 283 M$ en 2016, ce n'est pas beaucoup. Nous ne sommes pas dans le luxe, mais nous ne voulons pas devoir aller vers une taxe spéciale pour répondre à un coup dur. »

Peu de changements aux tarifs

Quand le budget sera déposé en décembre, il s'agira du dernier budget de l'actuel conseil. « Je ne pense pas que nous avons hypothéqué l'avenir. Sur le plan des immobilisations, nous commençons à récupérer. Nous ne répondons pas à tous les besoins, mais il y a encore un problème de diversification des revenus pour répondre aux obligations confiées aux municipalités. »

Les tarifs, quant à eux, continueront à refléter le coût réel des choses et ne devraient pas connaître d'augmentations majeures.

Enfin, Bernard Sévigny estime que les discussions se sont déroulées dans l'harmonie pendant l'exercice qui se tenait vendredi et samedi. « Le climat était bon. Ça s'est fait dans le respect, sereinement. Je ne dis pas que tout le monde est d'accord avec le budget. Le processus a été questionné, mais tout s'est fait dans le respect. La zone de confort est assez large pour dire que nous avons un bon budget, mais il n'est pas impossible que des conseillers votent contre. »

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