Les pompiers renvoyés à la table de négos

Les pompiers de Sherbrooke protestent contre la loi... (Archives La Tribune, Frédéric Côté)

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Les pompiers de Sherbrooke protestent contre la loi 15 depuis 30 mois maintenant. Ils demandent à la ville de leur attribuer un statut distinct des autres syndiqués.

Archives La Tribune, Frédéric Côté

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S'ils souhaitent obtenir une distinction semblable à celle des employés du Service de police de Sherbrooke concernant leur régime de retraite, les pompiers n'auront d'autres choix que de négocier d'abord en compagnie des autres syndiqués de la municipalité, a fait savoir la Ville de Sherbrooke lundi dernier.

Parce que les pompiers ont une moins longue espérance de vie que les autres employés municipaux, ceux-ci veulent que les surplus qu'ils pourraient verser avec leurs cotisations dans le régime de retraite demeurent dans un groupe isolé du reste des syndiqués et strictement réservé à leurs collègues.

« On veut, depuis près de deux ans, avoir une certaine distinction étant donné notre statut », a mentionné le président du Syndicat des pompiers et pompières de Sherbrooke Simon Gilbert, lors du conseil municipal du 21 novembre dernier.

Depuis 30 mois, les pompiers protestent contre la loi 15 en refusant notamment de porter l'uniforme. En juillet 2015, ils ont demandé une lettre d'intention de la Ville de Sherbrooke pour leur attribuer un statut distinct, mentionnant qu'ils cesseraient leurs moyens de pression en retour.

« Pas de préalables »

Conscient qu'une rencontre entre l'actuaire de la Ville et celui qui représente l'ensemble des syndicats - à l'exception des policiers - doit avoir lieu au cours des prochaines semaines, M. Gilbert a demandé à ce qu'une rencontre ait lieu également entre l'actuaire municipal et celui des pompiers, ce qu'ont refusé Serge Paquin et le directeur général Yves Vermette.

« La réponse de la ville a toujours été : ''C'est un régime de retraite qui comprend tous les groupes d'employés, donc on doit négocier avec tous les groupes d'employés''. Ça n'a jamais été dit que la Ville était contre l'idée. Ça toujours été dit qu'ils doivent venir s'asseoir tous les groupes à la table de négociation, parce qu'on ne peut pas faire quelque chose sans l'accord de tous les groupes », a précisé M. Vermette.

« On vous convie à la table des négociations, mais on vous demande de ne pas fixer de préalables à ça. La table, c'est fait pour discuter et se comprendre et s'entendre et on ne pose pas de conditions préalables, nous, avant d'aller s'asseoir à la table. C'est ce qui est demandé aussi », a quant à lui signalé le président du conseil, Serge Paquin.

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