«Nous serons encore plus rigoureux», jure la directrice du Cégep

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(SHERBROOKE) « Nos règles étaient déjà sévères, mais nous allons les resserrer encore plus. Je demande que nous soyons traités avec respect. »

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Marie-France Bélanger

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Marie-France Bélanger, directrice générale du Cégep de Sherbrooke, tenait à réagir jeudi au rapport annuel 2016-2017 déposé la veille à l'Assemblée nationale par la vérificatrice, Guylaine Leclerc.

Le Cégep de Sherbrooke faisait partie des cinq établissements placés sous la loupe de Mme Leclerc qui a conclu que la gestion des contrats octroyés laissait à désirer et des allocations de dépenses produites par leurs dirigeants manquent de précision.

La direction du cégep sherbrookois savait qu'elle était dans la mire de la vérificatrice, puisque l'équipe de vérification s'est présentée sur place pour scruter les chiffres.

À ce moment, on avait déjà constaté, à la lumière des membres de l'équipe de la vérificatrice qu'on devait resserrer certains aspects de la gestion. « Des points que la vérificatrice a soulevés ont été corrigés », assure la directrice du Cégep de Sherbrooke », dit-elle.

« Nous avons été rigoureux et nous le serons encore plus. »

Guylaine Leclerc a relevé que des coûts de contrats accordés par des cégeps avaient dépassé de façon importante les prévisions de projet de construction, par exemple. Marie-France Bélanger a fait sortir les chiffres. Elle ne considère pas que le Cégep de Sherbrooke soit visé par cette remarque. « Nos dépassements de coût sont en moyenne de six pour cent sur trois ans, ce n'est pas énorme », estime-t-elle.

« Ils vont de 0,5 à 10 pour cent. Tous les dépassements doivent être autorisés. Tout est noté. Il y a un suivi. Nous les présentons au comité d'audit du conseil d'administration. » Concernant le délai d'exécution des travaux, encore là, le chapeau ne fait pas au Cégep de Sherbrooke, assure Mme Bélanger, disant qu'ils sont très peu nombreux.

En ce qui concerne les allocations de dépenses, elle convient que certaines pièces justificatives peuvent avoir manqué. « Par exemple, les membres de la direction, on tient des déjeuners de travail, car c'est le seul temps que nous avons pour nous rencontrer tellement nos agendas sont remplis », raconte-t-elle.

« Ce que nous avons constaté c'est que des fois les gens amènent seulement le relevé de carte de crédit. Ce n'est pas assez. Il va falloir avoir le reçu du restaurant. Nous avons précisé les règles. »

Pour mener son enquête, la vérificatrice s'est penchée sur la gestion administrative de quatre autres établissements, soit les cégeps de Rimouski, Gatineau, Alma et Rosemont.

Tout le bruit entourant la publication du rapport de la vérificatrice sur les cégeps québécois peut laisser faussement présager que les efforts de gestion font défaut. Mme Bélanger ne prend pas que certains en ont profité pour insinuer que les déficits des institutions collégiales avaient été causés par des dépassements de coût et des dépenses difficiles à justifier de la part de certaines directions.

« J'ai entendu des gens faire des liens entre les déficits et les lacunes identifiées par la vérificatrice », s'insurge-t-elle. Là, je débarque! »

« Le matin quand je viens travailler, je pense d'abord aux étudiants. L'éducation est au coeur de notre mission. Et la gestion doit être en appui à cette mission. On nous a demandé de grands efforts dans l'administratif. Nous pouvons faire mieux, mais nous ne pouvons pas faire plus. Il y a des limites à ce que nous pouvons accomplir. »

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