Conseillère exclue d'une cérémonie: Rouleau dénonce l'attitude du cabinet

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(Sherbrooke) Le cabinet de la mairie a-t-il exclu la conseillère Annie Godbout d'une cérémonie civique tenue à l'hôtel de ville la semaine dernière? C'est la situation qu'a déplorée le conseiller Jean-François Rouleau dans un message virulent, à l'issue de la séance du conseil municipal lundi.

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Annie Godbout

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« J'ai appris au cours des derniers jours que ma collègue Annie Godbout avait été invitée, par le chef de cabinet de la mairie, Étienne Vézina, à quitter les lieux d'une réception civique tenue ici à l'hôtel de ville sous prétexte que cette activité était privée. Je vous rappelle que cet événement avait pour but de souligner le dynamisme des jeunes et des femmes entrepreneures de Sherbrooke », a lancé M. Rouleau.

« L'insulte est d'autant plus grave que cette initiative était justement l'idée de ma collègue. Je m'indigne au plus haut point de cette situation sur plusieurs points. [...] Selon certaines personnes ayant assisté à ce dîner, le maire Sévigny en aurait profité pour dénigrer ma collègue. [...] J'exige donc que le directeur de cabinet de la mairie adresse personnellement ses excuses à Mme Godbout pour cet abus de pouvoir et qu'il assure le conseil municipal qu'une telle situation ne se reproduira plus jamais. »

Annie Godbout confirme qu'elle avait suggéré d'organiser une activité civique pour les entrepreneurs et qu'elle a bien pu assister à la réception pour les femmes d'affaires. « Ensuite, il y avait un dîner pour les entrepreneurs de moins de 30 ans. Quand les jeunes sont arrivés, je suis allée les rencontrer. L'événement était inscrit au calendrier que tous les élus reçoivent. On m'a dit que c'était un événement privé et on m'a gentiment demandé de partir. Les jeunes ne s'en sont pas rendu compte. Mais les attentes n'étaient pas gérées. Ce n'était pas écrit que c'était privé. Je suis déçue, surtout que j'ai l'impression que l'entrepreneuriat se fait toujours en vase clos. »

« Politique spectacle »

Interpellé directement, le directeur du cabinet du maire, Étienne Vézina, mentionne que certains événements tenus dans le cadre de la semaine mondiale de l'entrepreneuriat étaient de nature privée, alors que d'autres sont de nature communautaire. « L'événement pour les femmes entrepreneures se tenait à 11 h et Robert Pouliot était maître de cérémonie. L'autre activité se tenait à midi et devait permettre aux jeunes entrepreneurs de rencontrer le maire, de lui poser toutes leurs questions et de lui faire part de leurs frustrations. Mme Godbout est venue les saluer et ça ne posait aucun problème qu'elle s'entretienne avec eux. Une fois le service terminé, je lui ai dit que c'était un dîner privé, comme elle le savait. De très bonne grâce, elle m'a remercié et est partie sans montrer de signe de mécontentement. »

M. Vézina s'est dit surpris par la sortie de M. Rouleau. « J'ai bien peur que ce soit encore un cas de politique spectacle. Une réception civique, par définition, c'est public. Mais quand on veut participer à un dîner, il faut manifester son intention. »

Quant aux propos tenus par le maire, Étienne Vézina assure qu'ils n'ont d'aucune façon été irrespectueux ou disgracieux. « Il a expliqué la stratégie entrepreneuriale de Well inc. et c'est sûr qu'il a évoqué la résistance politique. Il a dit que des gens se sont opposés. Ça s'est fait dans le plus grand respect des personnes et des idées. »

Enfin, M. Vézina s'interroge à savoir pourquoi Annie Godbout n'a pas pris la parole à ce sujet lundi au conseil municipal. « Si elle a été vexée, pourquoi est-elle passée par un tiers? »

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