40 % de plus pour un contrat mal géré

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Le contrat de services professionnels pour le contrôle qualitatif des sols et emprunts granulaires pour les travaux 2015-2016 nécessite une dépense supplémentaire de 150 000 $.

Spectre Média, Jessica Garneau

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(Sherbrooke) Un dépassement de coûts de 40 % pour un contrat de services professionnels s'explique par un manque de cohésion et une structure de gestion à repenser à la Ville de Sherbrooke. Une nouvelle structure, qui entraîne l'embauche d'une ressource au coût de 98 000 $, a été présentée lundi au conseil municipal pour éviter la répétition d'une telle situation.

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Caroline Gravel, directrice des infrastructures urbaines à la Ville de Sherbrooke.

Spectre Média, René Marquis

Concrètement, la Ville avait octroyé un contrat de 368 550 $ à la firme Labo SM pour le contrôle de la qualité des sols et de certains matériaux utilisés lors de travaux. Pour terminer la saison 2016, on estime qu'il faudra 150 000 $ supplémentaires.

« Nous avons eu beaucoup plus de travaux que ce que nous avions prévu lorsque nous avons fait le contrat il y a deux ans. Ç'a nécessité plus de tests pour la qualité des matériaux. Ça n'a pas coûté plus cher aux contribuables, parce que de toute façon, il faut faire les tests, il faut faire les essais », fait valoir Caroline Gravel, directrice au Service des infrastructures urbaines à la Ville de Sherbrooke.

« Quand nous avons préparé l'appel d'offres, nous nous sommes basés sur les anciens contrats avec les anciennes quantités de travaux que nous faisions. Nous n'avons jamais dépassé, même que nous ne nous sommes jamais approchés de la fin du mandat » ajoute-t-elle en citant la construction de la rue Robert-Boyd (1,2 M$) et le nouveau réseau d'aqueduc dans le secteur Huntingville (4,5 M$) parmi les travaux qui n'étaient pas prévus.

« Le fait que nous ne l'ayons pas vu avant d'arriver à 40 % de dépassement, c'est que nous sommes plusieurs services à utiliser la même enveloppe de professionnels et à envoyer des commandes. Que ce soit le service d'entretien et de voirie, les parcs, les infrastructures, les demandes viennent de partout et ne sont pas comptabilisées à une seule et même place. Le fournisseur envoie ses factures avec un délai de plus d'un mois et nous, ça nous prend plus d'un mois à les comptabiliser dans notre système financier. Nous avons donc un mois et demi, deux mois de retard sur les moments où les services ont été rendus. Quand nous nous en sommes rendu compte, il y avait encore deux mois d'heures qui s'étaient accumulés sur le mandat. C'est là que nous avons allumé la lumière rouge. »

La nouvelle structure prévoit donc une ressource, un coordonnateur administratif, qui surveillera les contrats de plus près. « Nous exigerons que le fournisseur nous présente à la semaine l'état des heures mises sur les projets. Le coordonnateur permettra de dégager mes ingénieurs, qui actuellement font du financier même si ce n'est pas leur domaine. »

Il aura aussi la tâche de s'assurer que la Ville obtienne le plus de subventions possible.

Le conseiller Rémi Demers a souligné qu'il s'agissait là d'une recommandation du vérificateur général. « Je suis heureux qu'on en fasse un suivi rapidement. »

« C'est une excellente idée. Il y aura un retour là-dessus. On ne peut pas se permettre d'échapper quoi que ce soit en matière de subvention. Les délais sont toujours courts », a ajouté Nicole Bergeron.

La greffière Isabelle Sauvé a précisé que si la Ville s'était aperçue du dépassement de coûts plus tôt, elle aurait mis fin au contrat pour que les dépassements n'excèdent pas 10 %.

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