Les hausses de salaire des employés municipaux font grincer des dents

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Les augmentations de salaire de 2 % accordées par la Ville à ses employés cols bleus ne font pas l'affaire de tous les élus.

Spectre Média, Jessica Garneau

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(Sherbrooke) Les ententes intervenues avec les cols bleus et les cadres de la Ville de Sherbrooke ont suscité de vives réactions au conseil municipal lundi soir. Les augmentations de salaire de 2 % accordées à ces employés ne font pas l'affaire de tous les élus.

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Bruno Vachon

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Bruno Vachon a appelé ses collègues à être réalistes. « Il faut vivre dans le monde réel. Les ententes ont été négociées. J'aimerais bien qu'on annonce 0 % pour dix ans, mais ce n'est pas la réalité. Je ne suis pas content de refiler la facture aux contribuables, mais ce qu'on a comme contrôle, c'est de nous assurer que nous en avons pour notre argent pour chaque dollar dépensé. »

Concernant les cols bleus, Hélène Dauphinais s'est interrogée sur les propos du président du syndicat, qui affirmait, le soir du vote de ses membres, avoir obtenu tout ce qu'il voulait. « Je me demande si nous partions aussi déterminés qu'eux. Quand nous avons provisionné 2 % pour couvrir les augmentations, je pensais que c'était un maximum. »

M. Vachon a rétorqué qu'il était faux de croire que la Ville n'avait rien gagné. « Nous conservons la clause de sous-traitance. Nous aurons des étudiants comme employés au palais des sports en tout temps. »

« Nous faisons des gains largement supérieurs aux primes que nous avons accordées », a fait valoir Serge Paquin.

Julien Lachance s'est dit agacé de voir l'écart augmenter entre le salaire des employés municipaux et ceux des fonctionnaires du gouvernement provincial. « Nous donnons des augmentations deux fois plus hautes que le taux d'inflation. Il y a aussi les changements d'échelons, qui font que les dépenses augmentent plutôt de 3 %. »

« C'est clair que les contribuables sherbrookois payeront la note », a déploré Annie Godbout.

Chantal L'Espérance a fait valoir qu'elle se serait sentie mal de ne pas donner 2 % d'augmentation à un groupe alors que c'est ce que les autres employés municipaux ont obtenu. « Il faut aussi se comparer aux autres villes, qui ont donné des augmentations beaucoup plus hautes. »

Marc Denault a plaidé pour une révision de la façon de négocier pour éviter que la même augmentation soit offerte unilatéralement à tous les employés.

La masse salariale étant de 100 M$, une augmentation de 2 % pour tous les employés représenterait des dépenses de 2 M$.

« À 2 %, nous sommes dans la frange inférieure des conventions qui se signent dans le monde municipal », a défendu le maire Bernard Sévigny. « La prochaine fois, à cause de la nouvelle loi, ce sera différent. »

Nicole Bergeron a enregistré sa dissidence. « Il faut se rendre à l'évidence. Je suis loin d'être convaincue que nous arriverons à limiter les hausses, même avec la loi. Je pensais qu'on était capables d'envoyer un message, mais j'ai un inconfort, surtout pour la suite des choses. »

Serge Paquin a rappelé qu'il n'était pas possible de changer le cadre financier en cour de négociation, même si le gouvernement a adopté une loi qui influencera les façons de négocier dans le futur.

Annie Godbout, Julien Lachance, Hélène Dauphinais et Jean-François Rouleau ont aussi enregistré leur dissidence.

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