L'entente des col bleus respecte le cadre financier, assure le maire

Les augmentations de salaire de 2 % par... (Spectre Média, René Marquis)

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Les augmentations de salaire de 2 % par année pendant cinq ans accordées aux cols bleus sont du même ordre que celles consenties dans les autres villes, assure le maire Bernard Sévigny. « Si je m'étais servi des critères du nouveau régime pour négocier, ça n'aurait pas passé la rampe et je me serais acheté un conflit de travail », affirme-t-il. -

Spectre Média, René Marquis

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(Sherbrooke) L'entente de principe conclue avec les cols bleus respecte le cadre financier fixé par la Ville pour les négociations, confirme le maire de Sherbrooke Bernard Sévigny. Dans le contexte d'une nouvelle loi sur les relations de travail dans les municipalités, Sherbrooke ne souhaitait pas adopter la ligne dure et provoquer un conflit de travail.

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Bernard Sévigny

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Rappelons que les cols bleus ont entériné une entente de principe avec la Ville à 93,7 % mercredi soir, entente qui leur rapporte des augmentations de salaire de 2 % par année pendant cinq ans, de même que l'augmentation de plusieurs primes. Plusieurs observateurs ont relevé que les augmentations salariales sont supérieures à l'inflation.

« Comme il s'agit d'une entente de principe, elle doit être soumise au conseil municipal lundi. Pour une question de principe, je ne peux pas entrer dans l'information fine et les détails de l'entente avant que le conseil ne l'entérine », lance d'emblée M. Sévigny.

Le maire soutient que les négociations avaient été amorcées avant que de nouvelles règles entrent en vigueur il y a deux semaines, règles qui devraient permettre de tenir compte de la capacité de payer des contribuables.

« Ce que nous expliquerons, c'est qu'il y a deux régimes en ce moment. Je conviens que ça manque de cohérence, mais il y a deux régimes sur la table. Avec le projet de loi 110, qui est devenu la loi 24, le monde municipal a été arraché au code du travail pour le greffer au ministère des Affaires municipales. Nous n'avons pas travaillé dans ce cadre-là encore. Nous sommes dans un régime où ce qui prévaut à la Ville, c'est l'équité interne. Nous avons bâti un cadre financier en fonction des paramètres connus et c'est avec ça que les équipes ont négocié depuis deux ans. Nous sommes satisfaits parce que ça tranche avec la convention précédente, que nous avions signée après des conflits de travail », mentionne-t-il.

Le maire n'exclut pas d'assister à la signature de la convention collective. « Ce qu'on me dit, c'est que le climat a été très respectueux de part et d'autre. »

Bernard Sévigny ajoute que les augmentations accordées aux cols bleus sont du même ordre que celles consenties dans les autres villes. « Ce qui se signe depuis six mois, un an dans le monde municipal, ce sont des augmentations de 2 ou 2,5 %. C'est une réalité qui existe. Je ne voulais pas faire un exemple de Sherbrooke en allant en conflit de travail parce que nous nous serions prévalus des dispositions qui n'existaient pas. Si je m'étais servi des critères du nouveau régime pour négocier, ça n'aurait pas passé la rampe et je me serais acheté un conflit de travail. Nous sommes dans une période de transition. La mise en vigueur de la loi freinera la croissance des masses salariales. »

Pour lui, l'impact des nouvelles dispositions se fera sentir dans quelques années. « Il y a huit critères dans la nouvelle loi qu'un arbitre prendra en compte et il y en a au moins quatre qui tournent autour de la capacité de payer des contribuables. Les salaires seront enlignés sur d'autres critères que l'inflation. Ce sera enligné sur ce qui se donne au provincial dans les secteurs publics et parapublics. »

Les augmentations consenties aux cols bleus, et aux syndiqués d'Hydro-Sherbrooke avant eux, ne risquent-elles pas de servir de référence pour les six autres syndicats qui poursuivent les négociations?

« Il n'y a pas juste les salaires que nous négocions dans une convention collective. Le cadre financier est plus fin et plus global », commente M. Sévigny.

Selon lui, il n'est pas impossible que ses opposants politiques lui reprochent cette entente de principe. « Je servirai la même réponse. Nous avons travaillé dans le cadre d'un régime qui n'était pas celui adopté il y a deux semaines. »

M. Sévigny rapporte que les autres négociations se déroulent bien.

Entente de principe pour les cadres

Un autre groupe de travailleurs de la Ville de Sherbrooke dispose d'une entente de principe qui devrait être approuvée au conseil municipal de lundi. L'association du personnel cadre a voté à 98 % pour renouveler son protocole d'entente le 2 novembre dernier.

Les cadres bénéficieront, comme les cols bleus et les employés d'Hydro-Sherbrooke, d'une augmentation de salaire de 2 % par année pour la durée du pacte, fixée à cinq ans. L'entente précédente était échue depuis le 31 décembre 2014.

« Nous avons eu quelques séances de négociation et ça s'est fait dans un bon climat. Tout le monde était de bonne foi », explique Réal Hétu, porte-parole de l'association du personnel cadre.

Selon M. Hétu, l'entente satisfait les deux parties. Parmi les gains pour les cadres se trouvent quelques améliorations au chapitre des vacances. Aucune concession majeure n'a été nécessaire pour ces employés municipaux.

L'association du personnel cadre compte environ 200 membres.

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