Ni Coupe Riders ni piste permanente de patinage

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Le projet de piste permanente de patinage de descente extrême au mont Bellevue ne verra pas le jour. La Ville de Sherbrooke a procédé à cette annonce jeudi en associant cette décision à l'annulation de la Coupe Riders 2017, qui devait se tenir en janvier.

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(Sherbrooke) Le projet de piste permanente de patinage de descente extrême au mont Bellevue ne verra pas le jour. La Ville de Sherbrooke a procédé à cette annonce jeudi en associant cette décision à l'annulation de la Coupe Riders 2017, événement qui devait se tenir en janvier. Dans un communiqué, le promoteur de la Coupe Riders blâme la Ville, qui aurait trop tardé à rendre sa décision.

Dans une missive expédiée en milieu d'après-midi, la Ville rapporte qu'en « apprenant la nouvelle, les comités exécutifs de la Ville et de Destination Sherbrooke ont décidé de recommander au conseil municipal de ne pas donner suite au projet d'aménagement d'une piste permanente de patinage extrême au mont Bellevue ». Il est toutefois recommandé de procéder à la construction de la piste permanente de vélo de montagne, qui faisait aussi partie du projet. De 300 000 $, l'infrastructure coûterait désormais 230 000 $. Dans la présentation du projet, la Ville avait fait valoir que de jumeler les deux activités permettait de réaliser des infrastructures adaptées aux deux sports à moindre coût.

« Nous pourrions faire le vélo de montagne sans le patinage, mais il coûterait plus cher parce qu'il faudrait ajouter des volets qui sont inclus dans le patinage. C'est pour ça que c'est une opportunité de traiter les dossiers conjointement », expliquait Ingrid Dubuc, chef de division des sports et des événements à la Ville de Sherbrooke.

L'annulation de la Coupe Riders génère des économies de 37 000 $ liées à l'organisation de l'événement.

Quelques minutes après cette annonce, Productions Circus, promoteur de la Coupe Riders, confirmait l'absence de l'événement à Sherbrooke en 2017 dans un communiqué. « Cette nouvelle décevante est attribuable à un certain nombre d'éléments, dont l'arrivée tardive de la décision par l'administration municipale d'approuver la tenue de l'événement. Dans ce contexte, les confirmations financières qui se sont fait attendre ont mis en péril la viabilité de cet événement rassembleur », y lit-on. Le directeur des Productions Circus, Christian Papillon, n'a pas rappelé La Tribune.

Le président de Destination Sherbrooke, Rémi Demers, s'est dit surpris de la décision du promoteur. « C'est clair que nous avons de très bonnes relations avec lui. Nous ne sommes pas aigris, mais déçus. Ça n'enlève pas la pertinence touristique du projet. Nous serons là pour le supporter s'il souhaite revenir. Nous avons eu du succès dans le passé avec des structures temporaires. »

Plus sage

Le président du comité du sport et du plein air, Vincent Boutin, affirme qu'il était plus sage, dans le contexte, de mettre fin au projet de piste permanente. « Nous ne pouvions pas recommander d'aller de l'avant avec le projet dans sa totalité alors que l'événement ne sera pas à Sherbrooke en 2017. Il faut être deux pour danser et le promoteur n'est pas là. Comme il y a encore des interrogations, c'est faire preuve de sagesse de reculer. Nous nous concentrerons sur ce qui est plus consensuel. »

Une telle décision ne donne-t-elle pas raison aux détracteurs du projet, qui le jugeaient mal ficelé et qui soulevaient l'absence d'une fédération sportive pour sanctionner le patinage de descente extrême? N'est-ce pas là une preuve que le projet n'était pas aussi solide qu'on le prétendait?

« À Destination Sherbrooke, nous avons toujours cru au projet. Il faut être réaliste. Les paramètres ont changé. Il y a une difficulté à convaincre les membres du conseil alors qu'il manque un argument de taille en ce moment en n'ayant pas de garantie d'une association à long terme avec le promoteur. Le lancement d'une pétition n'a pas influencé notre décision. Le projet initial était vraiment excellent. Il visait à optimiser les installations et nous y avons toujours cru. Il ne faut pas croire que l'opposition consistait en un mouvement de masse. En ce moment, nous ne faisons que regarder en face la réalité qui a changé », dit Rémi Demers.

Vincent Boutin abonde dans le même sens. « Les gens disaient qu'on ajoutait le volet du vélo de montagne pour faire passer la pilule du patin. Ce qu'on dit, c'est qu'on croit au vélo et qu'on va quand même de l'avant. Le pari que nous prenions était de miser sur un sport en développement pour développer quelque chose de vendeur qui aurait attiré des sportifs. Nous tentons d'avoir une offre sportive sur 12 mois. Il y a une lacune l'été et l'idée du vélo de montagne a plu. La piste de patin venait se coller à ce projet-là. »

Le projet de piste permanente de patinage pourrait-il être présenté de nouveau l'an prochain? « Ce serait de la supposition. L'automne prochain, un nouveau conseil siégera. Peut-être que les paramètres auront changé », ajoute M. Boutin.

Le budget présenté en décembre 2017 sera en effet bouclé par les élus qui auront remporté l'élection en novembre de la même année.

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