Entente de principe: les cols bleus disent oui à 93,7%

Les cols bleus de la Ville de Sherbrooke... (Archives, La Tribune)

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Les cols bleus de la Ville de Sherbrooke ont voté à 93,7 % pour entériner l'entente de principe intervenue entre le syndicat et la Ville. Le nouveau pacte, d'une durée de cinq ans, est assorti d'augmentations de salaire de 2 % par année.

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(Sherbrooke) Dans un vote qui rassemblait 202 travailleurs mercredi soir à l'église Marie-Médiatrice, les cols bleus de la Ville de Sherbrooke ont voté à 93,7 % pour entériner l'entente de principe intervenue entre le syndicat et la Ville. Ils renouvellent ainsi leur contrat de travail, qui aura une durée de cinq ans.

Le nouveau pacte est assorti d'augmentations de salaire de 2 % par année. « Quand les employés d'Hydro-Sherbrooke ont signé, nous savions que nous pouvions obtenir les mêmes augmentations qu'eux. Nous voulions un contrat d'un minimum de cinq ans », avance Mario Bernard, président du syndicat des cols bleus.

Les syndiqués d'Hydro-Sherbrooke avaient effectivement signé une entente valide de 2014 à 2018 en juin 2015. Les cols bleus, eux, avaient voté à 97 % pour une grève à exercer au moment jugé opportun en octobre de la même année. Ils n'ont toutefois jamais utilisé ce moyen de pression.

M. Bernard, l'admettait d'emblée : les négociations n'auraient pas pu aller plus loin. À l'issue d'une réunion qui aura duré près de 2 h 30, les cols bleus étaient majoritairement heureux, selon lui.

« Depuis le début, nous voulions négocier et nous n'avons jamais senti que la Ville tentait de nous piéger. Nous sommes allés chercher ce que nous voulions en discutant autour de la table de négociation, sans conciliation », s'enorgueillit le président des cols bleus.

Parmi les gains, les cols bleus ont pu faire augmenter certaines primes, comme la prime de pagette et la prime de nuit. La prime de long service, attribuée pour récompenser les employés pour leur fidélité à travers les années, a été doublée. « Ça faisait 42 ans que c'était la même prime », avance Mario Bernard.

Selon lui, les cols bleus ont aussi obtenu des postes de chefs de service. « Nous avons obtenu de bons avantages pour les Bleus. Nous n'avons rien laissé de majeur, mais nous avons pris des ententes normales. Il y aura plus de monde qui aura des pagettes, mais c'est normal. Quand il y a des tempêtes, il faut pouvoir nettoyer les rues et les trottoirs. Les gens comprennent. »

Mario Bernard qualifie donc cette convention de « convention qui fait plaisir ».

La convention collective était échue depuis le 31 décembre 2014. Dans les dernières semaines, les rencontres de négociation s'étaient multipliées et Mario Bernard s'était toujours dit satisfait de la progression des pourparlers.

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