La communication au coeur de l'application

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L'application de l'OMSC pourrait permettra de mobiliser plus rapidement les intervenants en cas d'inondations comme ici à l'été 2015 à Sherbrooke

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(Sherbrooke) La communication entre les partenaires, avec les élus, mais surtout avec les citoyens demeure à la base de l'application développée par l'Organisation municipale de sécurité civile (OMSC) de la Ville de Sherbrooke.

« La communication est la base de tout. Si l'on sait où l'on s'en va plus rapidement, nous pouvons prendre les mesures pour diminuer les impacts et sécuriser la population. En quatre clics, nous pouvons avoir accès à toute l'information dont nous avons besoin. C'est une application intuitive qui respecte la même logique que la version papier du plan de mesures d'urgence. Chacun des partenaires est autonome. Chaque responsable de mission a aussi accès à tous les documents dont il a besoin. Chaque action réalisée est consignée et disponible sur le tableau de bord de tous. La dynamique de communication interactive est extraordinaire », signale le coordonnateur des mesures d'urgence à la Ville de Sherbrooke, Stéphane Simoneau.

L'organisation de la sécurité civile de Sherbrooke présente cette nouvelle application à ses partenaires, mercredi.

« Je veux changer la mentalité selon laquelle la gestion de la sécurité civile est exceptionnelle. Il faut la rendre circonstancielle. Les gens ne seront plus désemparés lorsqu'une mobilisation avec des actions va se présenter. Il faut apprivoiser cette façon de fonctionner », dit M. Simoneau.

La phase interactive sera mise en place d'ici la fin de 2016.

Une carte interactive des pannes électriques développée avec Hydro-Sherbrooke est d'ailleurs en développement. « Quand survient une panne, je dois être en mesure d'avoir l'information rapidement. La sécurité civile n'est pas une notion de nombre, mais une notion d'individus », estime Stéphane Simoneau.

L'OMSC souhaite offrir à chaque partenaire de la Ville comme le CIUSSS de l'Estrie-CHUS, le Cégep ou les universités de se joindre à cette application afin de faciliter les interventions d'urgence.

Disponible au citoyen

Rendre l'application mobile disponible aux citoyens fait partie des plans de l'OMSC. « Si une application peut être suivie en temps réel par le citoyen, ils seront informés des actions. Nous pourrions ainsi réduire la charge sur la ligne citoyenne et les communications », fait valoir Stéphane Simoneau.

À ce chapitre, des applications citoyennes ont été développées ailleurs. « Pour que le citoyen soit intéressé à avoir l'information en sécurité civile, il faut lui donner d'abord l'information pour les citoyens comme les fermetures de rues, les travaux routiers ou le jour des poubelles. Je pourrais ainsi envoyer des avis géolocalisés pour des situations particulières en mesure d'urgence. L'application aurait pu être utilisée dans une situation comme l'émanation de monoxyde de carbone à Rock Forest il y a quelques années. Les possibilités sont infinies », selon M. Simoneau.

L'application pourrait aussi être utilisée dans diverses sphères des activités municipales en dehors des mesures d'urgence.

« Des alertes pourraient être mises en place dans différentes dimensions de la vie municipale comme la culture, les sports ou la sécurité publique. Les alertes pour la fermeture des terrains de soccer pourraient par exemple être développées. »

Une firme privée a construit le « squelette » de l'application mobile, mais tout le contenu a été développé par Stéphane Simoneau et l'analyste en méthodes et procédés Charles Pauzé de la Ville de Sherbrooke.

« Ce n'est pas un projet qui a coûté tellement cher. Si l'on ne compte pas le temps homme, le développement de l'application a coûté moins de 15 000 $. Il faut aussi ajouter les licences Apple. Mais ce montant s'est autofinancé dans le cadre d'une restructuration administrative. C'est une innovation très positive. Je suis très fier de ce que nous avons accompli », estime Stéphane Simoneau.

L'application a été mise en place en mars 2016. Elle a déjà été utilisée à deux occasions depuis.

« J'ai fait des vérifications avec Apple et nous serions l'un des seuls sinon le seul gestionnaire en sécurité civile à offrir une telle application. Personne au Québec n'a vu une telle application tant avec la Sûreté du Québec que le responsable en sécurité civile. L'idée pourrait être appliquée ailleurs », entrevoit-il.

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