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La sécurité civile passe au 21e siècle avec une application

Le coordonnateur des mesures d'urgence à la Ville... (Spectre Média, Frédéric Côté)

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Le coordonnateur des mesures d'urgence à la Ville de Sherbrooke, Stéphane Simoneau, a participé au développement de l'application de l'OMSC

Spectre Média, Frédéric Côté

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(Sherbrooke) L'organisation municipale de sécurité civile de Sherbrooke (OMSC) passe en mode 21e siècle avec la mise en place d'une application mobile.

Inondations, pandémie, chaleur extrême, catastrophe ferroviaire, aérienne, crise du logement, pénurie d'eau potable, situation hivernale extrême, terrorisme, tous les plans de sécurité civile y sont colligés, peuvent être déployés et gérés sur l'application de l'OMSC développée à l'interne par la Ville de Sherbrooke.

« Nous n'inventons rien avec une application mobile. Ce qu'on invente, c'est une philosophie de gestion plus adaptée aux réalités d'aujourd'hui. Cette application va rendre la gestion de l'urgence beaucoup moins bureaucratisée », affirme le coordonnateur des mesures d'urgence à la Ville de Sherbrooke, Stéphane Simoneau.

Du bout des doigts, la quinzaine de responsables de missions peuvent maintenant être informés, mais aussi, et surtout intervenir peu importe où ils se trouvent.

« Nous sauvons des minutes importantes. La mobilisation fait foi de tout. Le seul outil qu'il faut posséder, c'est un téléphone intelligent. La situation d'urgence en sécurité civile peut être gérée de A à Z avec cette application. Nous voulons passer du mode réaction au mode action », explique le coordonnateur de l'OMS.

Des automates d'appels peuvent être activés à partir de l'application en fonction du territoire touché par des mesures d'urgence.

« Nous pouvons tracer un périmètre d'intervention sur une carte à partir d'un iPad afin que les citoyens soient informés d'une situation d'urgence. En quelques minutes, nous pouvons aviser 50 ou 50 000 citoyens en même temps », mentionne Stéphane Simoneau.

Les mises à jour du plan sont faites automatiquement pour permettre une mobilisation à n'importe quel moment. Finies les mises à jour des 300 cartables papier qui devaient être modifiés quatre fois par année. Une seule copie papier demeure disponible au centre de coordination des mesures d'urgence en cas de panne de réseau.

« Mais une telle éventualité demeure extrêmement rare. Nous avons fait des vérifications en ce sens et les pannes Internet au cours des dix dernières années peuvent se compter en minutes. Nous sommes aussi autonomes à ce chapitre. Nous avons la possibilité d'être alimentés par génératrice où nous avons des copies de l'application sur des ordinateurs hors réseau. Le centre nous permet aussi d'utiliser les communications satellites. Notre plan B demeure le plan A des autres villes », mentionne Stéphane Simoneau.

Des informations cruciales en temps réel

En cas d'inondation par exemple, le coordonnateur des mesures d'urgence et les chefs de mission peuvent recevoir l'information mise à jour aux cinq minutes provenant des sondes de mesure placées sur tous les cours d'eau du bassin versant de la Saint-François.

« Nous pouvons maintenant mieux prévoir la crue des eaux avec le partage de l'information. Nous ne pouvons pas empêcher l'eau d'arriver. Cependant en sécurité civile, l'objectif demeure de limiter les impacts sur la population », signale Stéphane Simoneau.

Les fermetures de rue peuvent être suivies en temps réel sur une carte interactive.

« Les élus ont accès à l'application. Ce sont eux qui détiennent le rôle le plus important, car ils sont imputables des décisions qui sont prises. Le directeur général, le coordonnateur des mesures d'urgence, les responsables des missions, tous y ont accès pour être plus efficaces dans le cadre de leurs fonctions. Nous pouvons même donner accès à des partenaires externes », explique Stéphane Simoneau.

«Tempête du siècle»

Le coordonnateur des mesures d'urgence à la Ville de Sherbrooke rappelle que dans un contexte d'intervention d'urgence « la récurrence amène la compétence ». Il estime qu'il n'est pas nécessaire d'avoir la « tempête du siècle » pour que des avis de veille et de préalerte soient disponibles sur l'application de l'OMSC.

« La principale difficulté en sécurité civile demeure que nous travaillons avec des gens qui ne sont pas habitués de travailler ensemble et qui doivent le faire en urgence. Nous avons mis en place des aide-mémoires simples pour nous assurer que toutes les tâches sont accomplies (...) La technologie nous aide à réduire le temps de mobilisation », explique le coordonnateur de l'OMSC.

Une situation d'urgence peut être suivie de la phase de veille jusqu'au rétablissement et même les formulaires d'aide financière après un sinistre.

« Chaque action prise est suivie en temps réel. Ça va de la mise en place des barrières dans les rues jusqu'au rétablissement après une évacuation. Tout est prévu », mentionne Stéphane Simoneau.

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